lundi 25 octobre 2021
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L’artiste peintre Clémentine Remy-Zebrowski expose à Raiatea

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De passage au fenua dans sa famille, Clémentine Remy-Zebrowski dévoile ses toiles grand format qu’elle a réalisé en métropole, au Fish and Blue à Raiatea. Artiste dans l’âme, elle peint depuis sa plus tendre enfance. Rencontre.

Publié le 25/09/2021 à 14:42 - Mise à jour le 26/09/2021 à 8:53
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De passage au fenua dans sa famille, Clémentine Remy-Zebrowski dévoile ses toiles grand format qu’elle a réalisé en métropole, au Fish and Blue à Raiatea. Artiste dans l’âme, elle peint depuis sa plus tendre enfance. Rencontre.

C’est une explosion de couleurs qui s’offre aux visiteurs : couchés sur les toiles de lin et coton, coquillages ou encore des poissons, l’artiste dépeint la Polynésie selon ses souvenirs : “J’ai vraiment essayé de travailler avec la nature et les images polynésiennes que je garde beaucoup de mon enfance et de ma culture. (…) J’ai pour passion la plongée, alors c’est vrai que pour les poissons, je me suis inspirée des fonds marins, de la Polynésie, mais aussi de mes nombreux voyages, à la Réunion, ou même de la végétation au Canada. La nature est vraiment là pour m’inspirer”.   

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Clémentine travaille l’acrylique et mélange souvent les matières pour créer du relief. L’artiste utilise des végétaux, du sable et des ocres de perles et de nacres. Elle met en avant le plaisir des yeux et du touché : “J’aime qu’on puisse toucher les toiles. Il faut pouvoir passer la main, pouvoir sentir la matière, les craquelures… c’est ce qui me plait dans ma peinture. C’est presque une peinture en 3D”.

Les toiles sont en format XXL. En effet, l’artiste voit en ses œuvres des décors pour habiller ou sublimer les espaces : “Je n’apprécie pas particulièrement peindre sur des petits tableaux. Je vois vraiment mes toiles comme des décors qui sont là pour jouer dans l’espace. J’ai une toile qui, par exemple, pourrait être sur deux grandes portes, qui peuvent bouger dans l’espace. C’est vraiment volontaire de peindre sur des grands formats”.

Après une année de préparation en médecine, Clémentine se rend compte qu’elle s’est trompée de voie. Elle entame alors 5 années d’études à l’école des Beaux-Arts de Nice : “C’est mon essentiel dans la vie, je ne peux pas m’en passer. Plus qu’une passion, c’est aussi une culture puisque ma mère peignait avant moi. J’ai baigné dans la peinture depuis très jeune. C’est toute ma vie”.

Son séjour en Polynésie aura inspiré Clémentine qui compte réaliser de nouvelles œuvres dès son retour en métropole.

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