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Jean-Marius Raapoto : « Je suis un homme libre »

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DISTINCTION - L'ancien ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, docteur en sciences du langage, Jean-Marius Raapoto, a été élevé, ce jeudi, au rang d’officier dans l’ordre de Tahiti Nui

Publié le 25/04/2019 à 14:34 - Mise à jour le 18/06/2019 à 10:45
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DISTINCTION - L'ancien ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, docteur en sciences du langage, Jean-Marius Raapoto, a été élevé, ce jeudi, au rang d’officier dans l’ordre de Tahiti Nui

“Je réalise seulement maintenant tout ce que j’ai accompli. Pour moi, cette cérémonie, c’est la traduction de la reconnaissance du Pays du travail effectué par un modeste Ma’ohi”… ces mots, sont ceux de Jean-Marius Raapoto, en recevant l’ordre de Tahiti Nui des mains du président du Pays.  

Jusque-là, l’intellectuel avait toujours refusé d’être distingué, même des Palmes académiques et de la Légion d’honneur : “C’est la première fois que Jean-Marius Raapoto accepte une telle distinction”, s’est réjoui Edouard Fritch, “je ne me l’explique toujours pas parce qu’effectivement, plusieurs d’entre nous l’ont demandé. Je le fais au titre du Pays, au nom des Polynésiens. Jean-Marius est connu, il a laissé quelque chose. Avec son frère, Turo, il fait partie des initiateurs du combat pour les langues polynésiennes. Cette volonté forte pour que les langues polynésiennes revivent et traduisent l’âme du Polynésien avant d’aller apprendre d’autres langues”.

La cérémonie a été organisée au domicile de l’ancien ministre jeudi 25 avril au matin, à l’Uranie, en très petit comité. Seul invité en dehors des autorités : Taaroanui Maraea le président de l’Eglise protestante Ma’ohi, en qualité de témoin.

“Mon engagement est un engagement libre”, a poursuivi Jean-Marius Raapoto. ​”La vie m’a quelque peu malmené ces derniers temps, mais je suis encore debout… et nous allons continuer à travailler ensemble”. 

Edouard Fritch : “Il n’existe pas deux Polynésiens ayant réalisé un tel parcours “

Très ému, Edouard Fritch a fait état de l’amitié, de l’estime et de l’affection qu’il a pour son ancien opposant politique : “Lorsque l’on passe en revue le parcours de Jean-Marius Raapoto, il était normal et même utile pour le Pays, qu’on lui donne cet insigne de reconnaissance des services qu’il a rendu à la Polynésie française. On ne peut que saluer l’œuvre de cet homme. J’ai été ému parce-que nous avons eu une vie politique très mouvementée à l’Assemblée de la Polynésie française. C’était un peu le moment, pour moi, aussi, de demander pardon. On ne se rend pas toujours compte des violences, parfois, que l’on profère, au travers de nos discours… c’est surtout une reconnaissance de l’œuvre de Jean-Marius”. 

Le président du Pays ajoute : “On s’est toujours beaucoup respectés. Il était au Tavini, j’étais au Tahoera’a Huira’atira, ce sont les leçons du passé qui font qu’aujourd’hui, j’ai beaucoup de regrets de voir les Polynésiens s’entre déchirer comme on l’a fait pendant de longues années. Parce-qu’en fin de compte, dans l’opposition, on trouve des personnes aussi riches, intellectuellement, affectivement… on a des expériences : je ne demande qu’une seule chose, c’est en bénéficier. Il faut en tirer les leçons et essayer de se battre ensemble »

Dans son discours, Edouard Fritch a rappelé le parcours de Jean-Marius Raapoto : “Il n’existe pas, à notre connaissance, deux Polynésiens qui cumulent à la fois le plus haut grade universitaire de docteur, une carrière d’enseignant menée jusqu’à la direction d’établissement scolaire et au CAPES, une carrière d’homme politique à la fois à l’Assemblée, dans un gouvernement et dans une commune, et un rôle d’entrepreneur mettant en valeur nos richesses naturelles.”

Désormais entrepreneurs, Jean-Marius Raapoto et son épouse, Ahutiare Sanford Raapoto, souhaitent continuer à s’investir pour le développement, au travers de leur usine de production d’huile de coco vierge à Niau.

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