dimanche 26 juin 2022
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Heiva des écoles : clap de fin pour le Taupiti Ana’e 2022

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Ce samedi 11 juin 2022, clôture de la dernière soirée du Heiva des écoles. Cet évènement incontournable de la culture polynésienne a su rassembler durant deux semaines et à deux emplacements différents un fervent public venu en nombre soutenir leur groupe de danse préféré.

Publié le 12/06/2022 à 15:44 - Mise à jour le 13/06/2022 à 9:46
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Ce samedi 11 juin 2022, clôture de la dernière soirée du Heiva des écoles. Cet évènement incontournable de la culture polynésienne a su rassembler durant deux semaines et à deux emplacements différents un fervent public venu en nombre soutenir leur groupe de danse préféré.

Te Mana O Vaiahu

Laina Yeou, originaire de Maupiti et Raiatea, a reçu de sa grand-mère, tout un héritage polynésien. Elle a hésité avant de monter sa troupe à Tahiti. Finalement Te Mana O Vaiahu est née, elle porte le nom du plus grand marae de Maupiti, Vaiahu. Avec l’assistance de Shelby Hunter la troupe a présenté un spectacle préparé depuis de longs mois.

Tapairu Tahiti

Tapairu Tahiti est une jeune école crée par Reiarii Teai, elle a ouvert ses portes à Papeete le 18 Août 2020 avec 15 élèves. Aujourd’hui, elle en compte plus de 100. Reiarii est assistée par Titaina Dupont, Nanihi Taraufau et Kristele Chung Fat pour l’enseignement du ‘Ori Tahiti avec l’aide inconditionnelle de Heirani Estelle. Ensemble, elles partagent leur savoir avec bienveillance, humilité en poussant les élèves à se dépasser, à s’améliorer jour après jour sur l’aspect technique, et à vivre leur danse avec passion.

Manahere

Créée en avril 2013, l’école de danse Manahere, située à Punaauia au centre commercial Tamanu, comptabilise cette année plus de 120 danseurs et danseuses. C’est sa 6ème participation au Heiva des écoles. Manahere c’est aussi un groupe composé de danseuses et musiciens professionnels. Pour sa première participation au Hura Tapairu en 2017, il a remporté le 4ème prix en catégorie mehura. L’école, qui a encore de belles années devant elle, souhaite poursuivre son évolution tant sur le plan local qu’international. Par amour pour notre belle culture, la directrice et chorégraphe Poehere Roomataroa ainsi que son assistante Hinarii Tihoni, ont œuvré durant toute une année avec passion pour que leurs élèves offrent un spectacle de qualité. Cette année l’école Manahere a décidé de ne pas s’imposer de thème mais de laisser la créativité s’envoler librement pour le Taupiti ana’e.

Nonahere

L’école de danse Nonahere existe depuis 2005. Elle a été créée par Matani Kainuku et sa famille, à la suite de la 1ère participation au Heiva i Tahiti de l’association Nonahere en tant que groupe de danse. Président de l’association depuis 2003, le but de Matani, expert culturel, est de favoriser : la transmission, la protection et la préservation des arts et de la culture polynésienne, tout en permettant à chaque membre, à chaque élève, d’être créatif, innovant, autonome et responsable. La danse, le chant et la musique sont des vecteurs de la langue, leur sauvegarde est l’objectif principal de l’école Nonahere. Accompagnés des musiciens, les élèves sont mis en éveil artistique et culturel dès le plus jeune âge, par le biais de rythmes traditionnels et de comptines de base afin qu’ils soient fiers d’être plurilingues. Les élèves apprennent à organiser la gestuelle, à la synchroniser sur un tempo et à mieux coordonner les pas de danse, le comportement, l’expression avec le thème de la musique. Pour ce Taupiti Ana’e 2022, l’école de danse Nonahere a choisi de travailler sur le thème du patrimoine “te faufaa tupuna” de la Polynésie française. A partir de 4 espaces : l’océan “te moana”, la terre “te fenua”, le ciel “te reva”, le lagon “te tairoto”. Dans ces quatre espaces, on retrouve principalement tous les éléments qui constituent en grande partie la culture polynésienne attachée à ses récits, à ses légendes, à ses animaux mythiques et légendaires.

“Nous étions 3 professeurs pour encadrer l’école Nonahere. En nouveauté cette année, nous avions un petit groupe de tamari’i entre 3 ans et 5 ans. On a décidé d’apprendre au plus petit à se comporter devant un public pour surmonter leur trac et leur honte sur la scène du grand théâtre. On a travaillé des gestes simples pour interpréter et raconter l’histoire de notre aparima. Je suis très fière de tous nos danseurs et danseuses. La prochaine étape c’est notre Gala le 25 juin à Papeenoo.”

Photos et texte : Stéphane et Victoire Sayeb Brotherson

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