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Heikura Nui : lorsque la musique rencontre la danse

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Publié le 26/02/2019 à 9:49 - Mise à jour le 26/02/2019 à 9:49
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C’est sous un grand chapiteau que Heikura Nui répète. Il est bientôt 18h30 et Iriti, le chef de troupe, n’est jamais loin de son orchestre. Il sait ce qu’il veut et le fait savoir à ses percussionnistes.
 
Pour ce passionné de culture, figure emblématique de la musique, l’orchestre ne doit faire qu’un avec les danseurs : « Il faut que la musique fonctionne bien comme ça les filles ont envie de danser. Et cela attire tout le monde, les gens quand ils viennent et qu’ils écoutent la musique, ils se disent que la musique est bien et qu’ils ont envie de danser et ils vont rentrer dans la troupe. C’est très important l’orchestre » explique Iriti Hoto, chef de la troupe Heikura Nui.

Parmi les plus anciens, il y a Léonard Atchoum. Ce musicien originaire des îles Sous-le-Vent a intégré la troupe en 1988. Depuis, il n’a jamais quitté Iriti. « Tous les ans, il faut changer de musique car on va pas faire la même chose » nous dit le percussionniste.   
 
Comme chaque année, les troupes de danses doivent faire face aux plaintes, mais Iriti est fair-play. Pour lui, il doit y avoir du respect dans les deux sens : « Il faut respecter tout le monde, comme ça tout le monde est content. Il y a des moments où les gens qui viennent ici font du bruit jusqu’à 1 heure du matin. Je n’ai jamais vu ça. j’ai dit au Tavana, c’est pour ça aussi qu’il y a des gens qui portent plainte, car il y a des enfants qui dorment pour aller à l’école, il y a les mamans qui vont aller au travail… Il faut penser aussi à eux. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi à chaque fois on porte plainte contre notre culture, c’est notre culture ».
 
L’année dernière, Heikura Nui a remporté le 1er prix du meilleur orchestre imposé au Heiva. Cette année Iriti, pourrait bien surprendre To’ata avec de nouvelles sonorités.
 

Hitiura Mervin et Esther Parau Cordette

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