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Fifo 2022 : retour dans les salles obscures pour s’ouvrir sur l’Océanie

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Le 19e Festival du film documentaire océanien a démarré. L’événement qui nous ouvre une fenêtre sur le Pacifique, ses peuples et ses enjeux, retrouve cette année le public. Un Fifo hybride, c’est la possibilité de voir les films en ligne ou dans les salles de la Maison de la culture. Et dans son ADN ,le festival reste le carrefour des professionnels de l’audiovisuel de Polynésie et de la région.

Publié le 07/02/2022 à 15:57 - Mise à jour le 08/02/2022 à 11:17
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Le 19e Festival du film documentaire océanien a démarré. L’événement qui nous ouvre une fenêtre sur le Pacifique, ses peuples et ses enjeux, retrouve cette année le public. Un Fifo hybride, c’est la possibilité de voir les films en ligne ou dans les salles de la Maison de la culture. Et dans son ADN ,le festival reste le carrefour des professionnels de l’audiovisuel de Polynésie et de la région.

12 films en compétitions, 17 hors compétition, le cru du 19e fifo permet cette année encore de voir et écouter la parole des peuples de l’Oceanie , ses histoires, ses problématiques. Les films abordent des sujets identitaires, culturels ou historiques. La force de ces documentaires : l’humain. “Et notamment pour les productions audiovisuelle polynésiennes ou calédoniennes, il y a aussi cette espèce d’âme polynésienne ou d’âme océanienne qui est toujours très positive et qui même dans l’adversité, il y a toujours un sourire, une façon de voir la vie qui est quand même spécifique à notre région”, souligne Miriama Bono, présidente de l’association Fifo.

Du coté des films en compétition, l’Australie reste le vivier des productions de documentaires. Cette année, la sélection des productions locales est à voir dans le programme des films hors compétition. Le Fifo en a retenu 7, tournées entre les Australes , les marquises, Bora bora et Tahiti.

Lire aussi : 19e édition du Fifo du 5 au 13 février 2022

Le festival se veut comme le point de départ de projets audiovisuels pour les réalisateurs polynésiens. “Pour les professionnels de l’audiovisuel, c’est aussi l’occasion de rencontrer les diffuseurs, les producteurs, et de pouvoir monter des nouveaux projets. Le Fifo est aussi là pour soutenir l’économie audiovisuelle de la Polynésie française.”

Le Calédonien Emmanuel Kasarhérou, président du musée du Quai Branly-Jacques Chirac, préside le jury pour cette 19e édition. Il avait déjà fait parti du jury en 2009 et 2011. Les films seront aussi notés par des personnalités polynésiennes dont la réalisatrice Virginie Tefoofa. Elle a à cœur de ressentir des émotions face au grand écran : “Je vais être obligée de mettre de côté tout l’aspect technique de réalisateur ou cadreur, et me concentrer vraiment que sur l’histoire, les émotions, les personnages et les messages qui sont véhiculés. J’espère en tout cas pour ce Fifo, voir un film positif.”

Le Fifo s’articule comme àl’accoutumée autour de débats et ateliers, avec le même objectif que les précédentes éditions : ouvrir un œil sur l’oceanie et penser à de nouveaux films.

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