jeudi 3 décembre 2020
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Eto : « j’espère sortir un album entier en décembre »

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L'artiste polynésien Eto est de retour en Polynésie après un tour du monde. En 1 an, lui et sa compagne ont visité 13 pays d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Sud afin de découvrir de nouvelles cultures.

Publié le 08/08/2019 à 11:33 - Mise à jour le 08/08/2019 à 14:01
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L'artiste polynésien Eto est de retour en Polynésie après un tour du monde. En 1 an, lui et sa compagne ont visité 13 pays d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Sud afin de découvrir de nouvelles cultures.

Vous n’aviez réservé que vos billets d’avion pour ce tour du monde. Comment avez-vous fait pour le logement et les déplacements à l’intérieur des différents pays ?
« C’est parti un peu en freestyle, mais organisé parce qu’on n’avait le guide des voyageurs, et sur internet, on avait aussi pas mal d’informations pour se loger. On a fonctionné un peu comme ça, assez simplement. Et ça a bien marché. »

Comment vous êtes vous préparé à ce voyage ?
« C’est vrai qu’on s’y est pris 1 an, 1 an et demi à l’avance. On s’est juste mis d’accord sur les destinations, les billets d’avion et après on faisait au feeling. »

On imagine que ça demande un budget conséquent…
« Il faut travailler plus et épargner. C’est aussi simple que ça. »

Vous avez logé dans des hôtels, des auberges de jeunesse mais aussi chez l’habitant ?
« Oui on a eu l’occasion de dormir chez les gens. Il y a une vidéo où on me voit chanter au Vietnam. On a eu l’occasion de dormir chez l’habitant et manger un peu local. Ce voyage a vraiment permis de faire confiance à l’homme. En fait l’homme est génial. Il faut juste aller vers lui et quand tu as besoin, il te tend la main. »

Le feeling s’est fait naturellement ?
« Oui le feeling a été assez naturel. C’était marrant parce qu’en Amérique latine ou en Asie, ils me prenaient pour un local. Un Brésilien en Amérique latine ou un Cambodgien en Asie. C’était marrant. Le feeling était rapide. Après, en tant que Polynésien, on est chaleureux, assez ouvert et assez cool. »

Vous vous êtes lié d’amitié avec certaines personnes ?
« C’est ça surtout le voyage : ce sont de belles rencontres qu’on n’oubliera jamais… »

Vous avez visité 13 pays. Il y en a un qui vus a particulièrement marqué ?
« C’est la question à laquelle je ne peux pas répondre. J’ai aimé tous les pays. En Afrique, c’était le cadre du Roi Lion, en Amérique latine c’était le Machu Pichu, l’Amazonie… Il y a tellement de choses à dire. En Asie c’était le Vietnam et puis le delta du Mekong. Il faudrait au moins 10 heures pour résumer un peu tout. je n’ai pas d’endroit préféré. »

Ce sont des pays éloignés. Est-ce qu’ils connaissaient la Polynésie ?
« C’est vrai qu’à ce niveau c’était un peu compliqué parce qu’ils confondent Tahiti et Haïti. Pour faire simple, je parlais de Hawaii ou la Nouvelle-Zélande et je disais que juste au milieu, on est là. Ça aidait. Mais c’est vrai qu’en Amérique latine ou en Asie, ils ne connaissent pas encore vraiment. Surtout qu’on allait souvent dans les petits villages, dans la montagne. On n’aimait pas trop la ville, et on voulait vraiment voir les gens, les locaux, comment ils fonctionnent. Du coup ils n’avaient pas forcément internet et la Polynésie c’est un peu petit. »

Ce voyage ça vous donne de l’inspiration pour créer un nouvel album ?
« Quand je me suis dis que j’allais faire un tour du monde, l’objectif c’était aussi de composer, créer et m’inspirer de ce que je ressentais. Là c’est parti au moins pour deux albums. Voyager est un bon moyen pour moi de composer et je pense que je vais continuer dans cette logique là. »

Tu conseilles à d’autres personnes de vivre une aventure telle que tu l’as vécue ?
« Je pense qu’on a tous des rêves différents. Tout ce que je peux dire c’est que tout est possible et que la seule limite entre toi et tes rêves, c’est le doute que tu crées. En fait c’est toi. Si tu as envie de vivre tes rêves vas y. Si c’est le voyage, prends ton sac à dos parce que ça demande beaucoup de moyens. Nous on avait un budget mais on a vu des gens qui faisaient tout en stop, qui dormaient tout le temps chez des gens, n’allaient pas à l’hôtel. Et ça marche. Donc on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour voyager, réaliser des rêves. »

A quand le nouvel album pour relater cette aventure ?
« Là c’est une question d’ordre financier parce que je n’ai pas travaillé pendant 1 an. Et donc là ça tombe bien, je vais revenir dans le système, je vais retravailler et pouvoir m’autofinancer. J’espère le sortir en décembre l’album entier mais bien sûr, sortir quelques morceaux un peu avant, d’ici septembre, une nouvelle composition et un clip ce serait cool. »

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