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“Elles étaient une île” : 4 artistes de Polynésie exposent à Paris

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En mai dernier, quatre artistes de Polynésie, ont été choisies pour bénéficier d'une résidence d'artiste de quatre mois à la Cité Internationale des arts, à Paris. Titaua Peu, Leia Chang Soi, Patricia Beaudet et Tevaite Denk-Senni ont préparé ensemble une exposition et une œuvre commune, sous le nom "Elles étaient une île".

Publié le 19/11/2022 à 17:38 - Mise à jour le 20/11/2022 à 9:43
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En mai dernier, quatre artistes de Polynésie, ont été choisies pour bénéficier d'une résidence d'artiste de quatre mois à la Cité Internationale des arts, à Paris. Titaua Peu, Leia Chang Soi, Patricia Beaudet et Tevaite Denk-Senni ont préparé ensemble une exposition et une œuvre commune, sous le nom "Elles étaient une île".

Elles sont 4 artistes polynésiennes à exposer actuellement à la Délégation de la Collectivité d’Outre-mer à Paris. Du 17 au 22 novembre, l’autrice Titaua Peu, et les peintres et plasticiennes Leia Chang Soi, Patricia Beaudet (Patricia Bonnet) et Tevaite Denk-Senni investissent le 28 boulevard Saint-Germain, dans le 5ème arrondissement de la Capitale.

Cette exposition suit celle du peintre José Azamberti, « Polynésie éternelle ». Les prochains jours seront donc définitivement portés sur la culture et l’art à la Délégation de la Polynésie. C’est à Paris que l’idée d’un projet commun a germé, comme l’explique Leia Chang Soi, illustratrice : “Un moment donné s’est posée la question de faire quelque chose en commun mais sur quoi? […] C’est sur la femme, et notre identité en tant qu’iliennes”.

Ces quatres femmes sont la deuxième promotion polynésienne en résidence à la Cité internationale des Arts à Paris. Un long voyage, qui a incité Patricia Beaudet, artiste-peintre, à travailler avec le support papier : “Je me suis rabattue sur du papier, et j’ai travaillé avec l’encre de Chine, ce que je faisais déjà un peu à Tahiti, confie-t-elle. J’ai développé le concept en faisant des grandes estampes

Pour Tevaite Denk-Senni, artiste-peintre, c’est “l’occasion de partager son travail avec un public différent“. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance, raconte Titaua Peu, écrivaine : “En 2022, on en était toujours au même point, toujours dans une espèce de femme idéale… Moi, je viens avec ma parole, qui a toujours été autre dans le paysage polynésien. Quand je dis indésirable, c’es tplutôt qu’aujourd’hui, la femme est désirante, justement“.