jeudi 6 août 2020
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Des travaux de fin d’études exposés au Centre des Métiers d’Art

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Ils achèvent, eux aussi, leur année : les élèves du Centre des Métiers d’Art ont réalisé, cette semaine, leurs travaux de fin de cycle. Bien loin des copies et des oraux traditionnels : ce sont des œuvres à part entière qui finalisent leur apprentissage. Ces ouvrages sont exposés, depuis vendredi à Papeete. Rencontre avec ces artistes en herbe...

Publié le 27/06/2020 à 6:33 - Mise à jour le 27/06/2020 à 8:40
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Ils achèvent, eux aussi, leur année : les élèves du Centre des Métiers d’Art ont réalisé, cette semaine, leurs travaux de fin de cycle. Bien loin des copies et des oraux traditionnels : ce sont des œuvres à part entière qui finalisent leur apprentissage. Ces ouvrages sont exposés, depuis vendredi à Papeete. Rencontre avec ces artistes en herbe...

A l’instar des autres établissements, le Centre des métiers d’Art procède, lui aussi, aux examens qui clôturent cette année d’études. Mais le CMA se distingue encore une fois : pas de papier, de crayon, ou de grand oral pour évaluer les acquis des apprentis. Taunatere Terooatea achève une formation de deux ans en sculpture : c’est sur une grande pièce de bois qu’elle fait ses preuves, à partir des derniers événements sanitaires que vient de connaître le Pays.

« On doit chacun développer un projet autour d’un thème. J’ai choisi « l’échappatoire ». Cela parle de cette période de confinement. Je l’ai ressenti comme une saturation d’informations, de mauvaises nouvelles, de tout ce qu’il se passe dans le monde… Ma seule volonté, c’était de sortir de ça, et ça a été mon échappatoire. J’ai crée tout un univers avec des éléments que je trouve chez moi : la végétation, les personnages, ma maison… je me suis aussi rapprochée de ma famille, et certains de ses membres sont cachés dans l’oeuvre. Il y a plein d’éléments à découvrir. Ce travail me permet de valoriser une épreuve qui a été difficile pour nous tous« .

La Covid 19 a également été source d’inspiration pour quelques élèves de la section gravure. Iopa Sellier a réalisé un sur-masque … aux allures de bijou…  » C’est un masque en nacre, une déclinaison locale du masque de protection sanitaire. J’en ai gravé un en plus de celui que je porte, et j’ai aussi imaginé des variantes pour les enfants ».

Iopa Sellier, graveur

La diffusion du tatouage comme un produit de consommation lambda : c’est ce que Teva Paoli dénonce à travers un bas relief et plusieurs autres compositions multi supports et multi techniques. « De nos jours, on peut se procurer tous les motifs, et se mettre à tatouer, sans connaître véritablement la signification de ces symboles. Mon projet, c’est d’essayer de concevoir une réglementation pour protéger ce patrimoine, comme cela a été fait pour le ori Tahiti. »

Teva Paoli met en scène le tatouage et la société de consommation

L’ensemble de ces travaux, et de nombreux autres sont exposés au Centre des Métiers d’Art à Papeete depuis vendredi. Vous pourrez voir jusqu’au 10 juillet ces réalisations qui rivalisent de talent avec celles des galeries et salons professionnels.

Crédit image – Centre des Métiers d’Art de Polynésie française
Crédit photo : Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française
Taunatere Terooatea – Crédit Photo Tahiti Nui Télévision
Crédit Photo – Centre des Métiers d’Art
Crédit Photo : Centre des Métiers d’Art
Iopa Sellier – Crédit Photo Tahiti Nui Télévision

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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