vendredi 30 septembre 2022
A VOIR

|

Communiqué

Des artistes polynésiens participent pour la première fois à la Biennale en juin à Paris

Publié le

COMMUNIQUE - La Polynésie française participe pour la première fois cette année à la Biennale Internationale des Métiers d’Art et Création. Intitulé Révélations, l’événement se tiendra à Paris du 9 au 12 juin prochains. La délégation polynésienne regroupe 4 artistes et artisans d’art spécialisés dans le travail de la nacre, du bois et du tressage.

Publié le 21/04/2022 à 15:13 - Mise à jour le 08/06/2022 à 14:26
Lecture 3 minutes

COMMUNIQUE - La Polynésie française participe pour la première fois cette année à la Biennale Internationale des Métiers d’Art et Création. Intitulé Révélations, l’événement se tiendra à Paris du 9 au 12 juin prochains. La délégation polynésienne regroupe 4 artistes et artisans d’art spécialisés dans le travail de la nacre, du bois et du tressage.

Sélectionnés en 2021 à l’occasion de la venue du commissaire d’exposition de la biennale, les artistes polynésiens proposeront des œuvres représentatives de la création artisanale polynésienne contemporaine, ainsi qu’une œuvre commune dont la création leur a permis d’allier leurs savoir-faire.

Pensé et créé par Ateliers d’Art de France, syndicat professionnel représentant les 281 métiers d’art français, la biennale est le rendez-vous économique majeur du secteur. Il rassemble les professionnels du marché de la création et les amateurs d’artisanat d’art autour d’œuvres inédites et de savoir-faire exceptionnels.

L’événement se tiendra au Grand Palais Éphémère et accueillera cette année plus de 500 exposants qui reflètent toute la diversité, le talent et l’audace d’un secteur en mouvement. Ils sont créateurs, artistes de la matière, artisans d’art, galeristes, designers, manufactures, institutions… Tous sont détenteurs d’un talent, d’une maîtrise du geste et de la matière, qu’ils dévoilent lors de Révélations.

Pour cette 5e édition, la biennale Révélations renoue avec sa très attendue exposition internationale Le Banquet. Conçu comme une exposition d’ateliers d’art d’exception des quatre coins du globe, ilpropose au public de nouveaux regards sur les savoir-faire de plusieurs pays ou régions du monde.

Pour cette nouvelle édition du Banquet, 10 pays et régions du monde font le pari de s’exporter au cœur de la capitale du marché des arts décoratifs, du design et des métiers d’art. Ainsi, la Catalogne, Chypre, la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis, le Luxembourg, le Maroc, le Nigéria, la Polynésie Française, la Slovaquie et la Zambie dévoileront des œuvres inédites d’artisans d’art confirmés et de belles promesses.

Véritable dialogue entre les cultures et point d’orgue du salon l’exposition invite ainsi l’ensemble de ses visiteurs – professionnels, prescripteurs et amateurs… – à découvrir la richesse des métiers d’art contemporains du monde entier.

Les artistes et artisans d’art sélectionnés en Polynésie

4 artistes et artisans d’art ont été sélectionnés pour cette première édition, dont deux seront présents à Paris pour représenter leur engagement : Ken Hardie, Heremoana Buchin, Vaihere Tauraa, Vainui Barsinas

Pour l’œuvre commune, la thématique de la couronne a été retenue, symbole du lien qui unit l’ensemble des 5 archipels de la Polynésie française. En nacre et bois, l’œuvre entremêle les techniques et les symboles, avec l’ambition de représenter la diversité culturelle de la Polynésie française, mais également sa fragilité.

Cette pièce, proposée par Vaihere Tauraa, Ken Hardie et Heremoana Buchin, est en marumaru et incrustation de nacres et exprime leur libre interprétation du lien qui lie les Polynésiens à leur terre et leurs racines. Les artistes ont puisé dans l’univers des légendes polynésiennes et de la tradition orale pour illustrer l’attachement profond des polynésiens à la nature, au travers notamment des gravures de feuilles de maire et des pièces en nacres. Enfin, les motifs gravés sont d’inspiration marquisienne et évoquent le tatau qui autrefois marquait chaque étape de la vie des polynésiens, leur statut social et leur rapport au sacré.

La nacre était pour les Polynésiens une matière précieuse, utilisée pour les ornements de prestige, ses reflets invoquant aussi bien le monde de la lumière et des vivants ‘Ao, que le monde de la nuit, du sacré et des dieux, le Pō. Les références nombreuses de l’œuvre sont ainsi représentatives des problématiques qui inspirent la scène artistique polynésienne contemporaine : allier tradition et modernité, références locales et universalité.

En parallèle de la présentation de cette œuvre, qui a été achetée par le Pays, les artistes présenteront aux collectionneurs, spécialistes et visiteurs près d’une vingtaine d’œuvres au total, sélectionnées avec soin.

Ainsi Ken Hardie, qui sera présent à Paris pour l’exposition, présentera une dizaine d’œuvres mettant en valeur son approche de la matière. Travaillé, brûlé, peint, le bois exprime de multiples émotions. Certaines des œuvres présentées sont des diffuseurs, réalisés en partenariat avec le maître parfumeur Lovaina Guirao, pour donner corps aux parfums imaginés. Technicité, émotion et création se rencontrent pour donner sens à la matière.

Vainui Barsinas exposera pour sa part des œuvres aériennes tout en finesse. Tous les états du roseau y seront visibles, depuis le roseau brut et naturel à sa version la plus travaillée. Roulées, déployées, ses créations mettent en valeur les multiples façons de le tresser et les infinies possibilités qui peuvent être exprimées.

Heremoana Buchin, reconnu pour ses parures en nacres gravées, présentera également une pièce en bois incrusté de nacres ainsi qu’un aquarium de poissons nacrés … Cela sera ainsi l’occasion pour l’artiste de revisiter son savoir-faire en renouvelant sa pratique et en explorant les diverses possibilités offertes par le travail de la nacre. Une exploration qui lui permet de donner libre court à sa créativité tout en développant de nouveaux champs d’expressions.

Enfin Vaihere Tauraa présentera une installation sur le thème de la couronne, alliant modernité et tradition, matières organiques et résidus de plastiques, questionnant nos impacts et la fragilité de nos environnements.

Particularité de la matière, du savoir-faire, mise en valeur de nos traditions et d’une modernité indéniable, cette exposition sera l’occasion de valoriser la spécificité artistique de la Polynésie française, tout en donnant l’opportunité aux exposants de nouer des partenariats avec les professionnels parisiens.

infos coronavirus