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Continuité pédagogique : comment le Conservatoire s’organise ?

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La continuité pédagogique ne concerne pas que les établissements scolaires. Le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF) a lui aussi dû s’adapter pour continuer de dispenser ses cours via Internet. Une nouvelle méthode de travail qui fonctionne pour 91% de ses élèves.

Publié le 23/04/2020 à 13:46 - Mise à jour le 23/04/2020 à 14:05
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La continuité pédagogique ne concerne pas que les établissements scolaires. Le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF) a lui aussi dû s’adapter pour continuer de dispenser ses cours via Internet. Une nouvelle méthode de travail qui fonctionne pour 91% de ses élèves.

Le confinement avait à peine été annoncé que le Conservatoire travaillait déjà sur la mise en place de sa continuité pédagogique. Mais avec près de 2 000 élèves inscrits et une trentaine de disciplines à enseigner, ce n’était pas une mince affaire. “Parce qu’on n’a pas d’équivalent en Polynésie, on a regardé un peu ce qui se faisait en France, mais ça ne nous convenait pas. Donc c’est pour ça qu’on a laissé chaque professeur adopter la meilleure méthode qui peut convenir à leur instrument, à leur cours. Et puis au niveau de l’administration, nous avons préparé un tableau de bord avec le suivi de chaque élève du Conservatoire, avec les résultats attendus, les objectifs spécifiques pour chaque cours, et toutes les semaines les professeurs renseignent ce tableau de bord” explique Fabien Dinard, directeur du Conservatoire.

Du côté des arts traditionnels où il y a plus de cours collectifs qu’individuels, les enseignants ont privilégié la création de groupes fermés sur Facebook où ils peuvent poster leurs vidéos d’instruction et de démonstration.

“Au niveau de la danse, tous les enseignants y participent en publiant des séquences de travail. Au niveau du ukulele, pareil, au niveau des percussions, pareil, au niveau de l’art oratoire, pareil, et également du chant. Toutes les sections au niveau des arts traditionnels y participent et je pense qu’avec ce moyen également, les parents voient le travail qui se fait en cours. Normalement, c’est un travail qui devrait être une surprise, et vu le confinement, c’est plus une surprise, mais c’est pas grave !” précise Vanina Ehu, responsable du département des arts traditionnels.

Cette nouvelle méthode de travail a révélé un avantage non négligeable. Pour les cours de ‘ori tahiti, par exemple, les vidéos envoyées par les élèves permettent aux enseignants de mieux corriger les postures et l’exécution des pas. Mais une chose est sûre, les 900 élèves des arts traditionnels ont laissé un petit vide derrière eux. “On a tellement l’habitude de travailler en groupe que du coup, ne plus les avoir en face de soi, ça change carrément. Tu sens qu’il y a un manque… parce que de temps en temps, comme on dit, tu as envie hoa de les hau’a quoi !” ajoute Vanina Ehu.

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