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USA: une église noire incendiée et taguée d’un slogan pro-Trump

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Publié le 01/11/2016 à 16:15 - Mise à jour le 01/11/2016 à 16:15
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L’église Hopewell Missionary Baptist, qui a pris feu mardi soir à Greenville, une agglomération de quelque 35.000 âmes dans le sud profond des Etats-Unis, est historiquement noire.

« L’incendie a été volontairement allumé », a dit à l’AFP le chef des pompiers de Greenville, Ruben Brown Sr, qui a précisé que l’église centenaire avait été sérieusement endommagée par les flammes et la fumée.

De fait les images des médias locaux montrent qu’il n’y a plus de verre aux fenêtres noircies du petit bâtiment en briques sur lequel on peut toujours lire le message « Votez Trump » inscrit en lettres claires sur la façade. 

Les enquêteurs « sont en train d’interroger une personne ayant un intérêt pour l’enquête », a déclaré le chef de la police de Greenville, Delando Wilson. 

La police doit encore déterminer s’il s’agit d’un geste motivé par la haine raciale. « Nous en sommes aux premières étapes de l’enquête pour tenter de déterminer les motivations derrière cet acte », a  ajouté M. Wilson.

« L’église a été vandalisée avec les mots +Votez Trump+ », s’est indigné le maire de la ville, Errick Simmons, lors d’une conférence de presse, évoquant un « acte haineux et lâche » et une « attaque directe à la liberté de culte ».

L’église visée a été décrite par Kristen Clarke, présidente d’une association pour les droits civiques, comme la « pierre angulaire de la communauté noire située au coeur du delta du Mississippi ».

Cette responsable du Lawyer’s Committee for Civil Rights Under Law a déploré que la « rhétorique toxique de ce cycle électoral continue de faire planer un nuage sombre » à l’approche de la présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis.

A noter que The Crusader, publication officielle du Ku Klux Klan groupe suprémaciste blanc, consacre au candidat républicain un article en première page de son dernier numéro. « Nous apprécions ses positions nationalistes », a expliqué son auteur au Washington Post. 

L’ancien chef du Ku Klux Klan déclarait récemment qu’il était « à 100% derrière Donald Trump » et une cadre d’une de ses branches affirmait, de son côté, que « si Trump gagne, ce sera une réelle opportunité pour les nationalistes blancs ». 
 

Rédaction Web avec AFP

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