mercredi 15 juillet 2020
A VOIR

|

Un terrain de foot de forêt primaire détruit toutes les six secondes, selon une étude

Publié le

De vastes étendues de forêts vierges sont parties en fumée en 2019, équivalentes à la taille de la Suisse, le Brésil représentant plus d'un tiers de ces pertes, selon une étude publiée mardi.

Publié le 02/06/2020 à 10:31 - Mise à jour le 02/06/2020 à 10:32
Lecture 3 minutes

De vastes étendues de forêts vierges sont parties en fumée en 2019, équivalentes à la taille de la Suisse, le Brésil représentant plus d'un tiers de ces pertes, selon une étude publiée mardi.

La République démocratique du Congo et l’Indonésie arrivent en deuxième et troisième position pour la perte de ces forêts, détruites pour faire place à de l’élevage ou des plantations, selon le rapport annuel de Global Forest Watch, basé sur des données satellitaires.

Environ 38.000 km2 ont été détruits l’an dernier, soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les six secondes, ce qui fait de 2019 la troisième année la plus dévastatrice pour les forêts primaires en deux décennies.

« Nous sommes inquiets que le taux de perte soit aussi élevé, en dépit de tous les efforts faits par différents pays et entreprises pour réduire la déforestation », s’alarme Mikaela Weisse, qui coordonne le Global Forest Watch pour le think tank américain World Resources Institute (WRI).

La superficie total de forêts tropicales détruite par le feu et les bulldozers à travers le monde en 2019 a été en fait trois fois plus importante, mais les forêts primaires sont particulièrement précieuses. Elles abritent une très grande diversité des espèces présentes sur Terre et stockent d’énormes quantités de CO2, qui contribue au réchauffement climatique une fois libéré.

« Il faudra des décennies, voire des siècles à ces forêts pour retrouver leur état d’origine », en partant du principe que les terres qu’elles couvraient soient laissées tranquilles, indique Mikaela Weisse à l’AFP.

Les feux de forêt qui ont ravagé une partie du Brésil l’an dernier ont fait la une de l’actualité, mais ils ne sont pas la principale cause de déforestation, selon les données satellitaires.

Photo prise le 26 août 2019, après qu’un feu de forêt a ravagé une partie du Brésil. (crédit photo : Carl DE SOUZA / AFP)

– Terres indigènes –

De nombreux nouveaux « points chauds » de déforestation sont apparus. Dans l’Etat de Para, par exemple, ils correspondent à des accaparements illégaux de terre dans la réserve indigène des Trincheira/Bacaja.

Et ceci a eu lieu avant que le gouvernement propose une nouvelle législation assouplissant l’extraction minière, pétrolière ou gazière dans ces régions protégées, ainsi que l’agriculture intensive. Le président brésilien Jair Bolsonaro a donné son feu vert en février à ce projet de loi.

Pour Frances Seymour, du WRI, ceci est non seulement injuste pour les personnes vivant dans ces forêts primaires au Brésil, mais aussi un signe de mauvaise gestion.

« Nous savons que la déforestation est plus faible dans les territoires indigènes », explique-t-elle. « Un nombre croissant d’indices suggère que la reconnaissance légale des droits fonciers des autochtones fournit une meilleure protection de la forêt. »

L’épidémie de Covid-19 pourrait aggraver les choses, non seulement au Brésil, particulièrement touché, mais partout où cela peut affaiblir l’application déjà très faible des pouvoirs des nations vivant des forêts tropicales.

« Du monde entier, nous avons des échos sur une hausse des niveaux d’exploitation forestière, minière illégales et de braconnage », relève Frances Seymour.

La Bolivie a connu une perte de forêts sans précédent en 2019, 80% de plus que la précédente année record, à cause d’incendies dans les forêts primaires et avoisinantes, dus à l’élevage et à la culture du soja principalement.

L’Indonésie en revanche a connu une baisse de 5% de la surface totale de forêts détruites, 3.240 km2, pour la troisième année de suite, une surface près de trois fois moins importante qu’en 2016, année record.

« L’Indonésie a été un des rares points positifs dans les données concernant la déforestation tropicale au cours des dernières années », notait récemment Frances Seymour dans un blog.

Les écosystèmes tropicaux sont sensibles à l’exploitation et au changement climatique.

Les autres pays ayant connu les pertes les plus importantes de forêt primaire sont le Pérou, la Malaisie, la Colombie, le Laos, le Mexique et le Cambodge.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

L’influence américaine dans la société polynésienne est plus importante...

C’est le point de vue défendu par l’anthropologue Edgar Tetahiotupa. Alors qu’une nouvelle étude parue dans la revue Nature met en lumière des contacts antérieurs à l’arrivée des Européens, entre Polynésiens et Amérindiens, le chercheur affirme que de nombreux indices étayent cette hypothèse.

Raiatea : un homme décède après avoir mangé du...

Un homme d’une quarantaine d’années est décédé vendredi dernier à Raiatea après avoir consommé du fugu aussi appelé "huehue". Ce poisson-globe est réputé dangereux à cause de la présence de tétrodotoxine, une neurotoxine qui attaque le système nerveux et paralyse les muscles.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV