jeudi 18 août 2022
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Un cas de variole du singe détecté en Nouvelle-Calédonie

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Un premier cas de variole du singe a été détecté en Nouvelle-Calédonie, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, qui ont identifié les contacts à risque autour du patient.

Publié le 12/07/2022 à 11:14 - Mise à jour le 12/07/2022 à 11:14
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Un premier cas de variole du singe a été détecté en Nouvelle-Calédonie, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, qui ont identifié les contacts à risque autour du patient.

Il s’agit d’une personne qui a consulté son médecin généraliste pour une éruption cutanée avant d’être adressée au centre hospitalier territorial pour effectuer des prélèvements, a indiqué la Direction des affaires sanitaires et sociales (Dass) dans un courrier transmis aux professionnels de santé que l’AFP a pu consulter.

“Les contacts à risque autour de ce cas ont été identifiés et ont reçu des consignes spécifiques qui permettent d’empêcher la transmission du virus”, a précisé la Dass, qui estime le risque de propagation “très limité”.

La direction sanitaire a en outre indiqué s’être “préparée à l’introduction du virus en Nouvelle-Calédonie depuis le signalement de cette alerte, en lien avec les médecins infectiologues” et avoir envoyé aux médecins le protocole de prise en charge des patients.

Des vaccins sont attendus très prochainement, précise-t-on de même source.

Lancement d’une étude scientifique internationale sur la variole du singe

Une étude internationale va être lancée dans dix pays européens, dont la France, afin de mieux comprendre la variole du singe et évaluer l’impact de la prise en charge des patients atteints par cette maladie, a annoncé lundi l’ANRS (agence française de recherches sur le sida et les hépatites virales).

“La mise en place de cette étude observationnelle internationale nous permettra d’acquérir de nouvelles connaissances indispensables à l’avancée de la recherche sur la variole simienne et les traitements disponibles”, a déclaré le professeur Yazdan Yazdanpanah, directeur de l’ANRS-Maladies infectieuses émergentes, cité dans un communiqué. 

Intitulée Mosaic, cette étude s’appuie sur des travaux en cours en République centrafricaine visant à mieux caractériser la maladie dans les pays où une propagation récente a été signalée. 

Les patients des dix pays participants -Royaume-Uni, Suisse, Belgique, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal et Espagne- fourniront des informations à l’équipe de l’étude sur leurs symptômes et leurs réponses aux traitements. Ils seront également suivis pour observer la vitesse de leur guérison ou le développement d’éventuelles complications. 

“Il est urgent que nous comprenions mieux cette maladie négligée”, a estimé le professeur Xavier Lescure, du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat – Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et Université Paris Cité, qui coordonne l’étude dans les pays européens. “Je suis ravi qu’en l’espace de quelques semaines seulement, une étude ait été lancée en Europe”, a pour sa part déclaré le professeur Piero Olliaro de l’Université d’Oxford et chercheur responsable de l’étude, également cité dans le communiqué.

L’étude est en partie soutenue par le UK Foreign, Commonwealth and Development Office et Wellcome et la Fondation Bill & Melinda Gates.  Les premiers patients ont déjà été recrutés au sein des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en Suisse. En France, les premiers patients seront inclus prochainement. 

Le patron de l’OMS a réaffirmé son inquiétude mercredi dernier face à la flambée de variole du singe et annoncé qu’il convoquerait le Comité d’urgence, qui doit l’aider à juger de la gravité de la crise au plus tard la semaine du 18 juillet.

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