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Syrie: opération réussie sur le plan militaire selon Emmanuel Macron

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Publié le 14/04/2018 à 7:32 - Mise à jour le 15/06/2019 à 3:08
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« Ses capacités de production d’armes chimiques ont été détruites », a-t-il ajouté lors d’une interview télévisée sur BFMTV-RMC/Mediapart. Il a assuré que « c’est la communauté internationale qui est intervenue », en réponse à une question sur la légalité des frappes sur le plan du droit international.
 
« Vous avez trois membres permanents du Conseil de sécurité (de l’ONU) qui sont intervenus », « dans le cadre strict de cette légitimité internationale » du fait du non-respect de l’interdiction des armes chimiques, et « sans déclarer la guerre au régime de Bachar al-Assad », a appuyé M. Macron.
 
« Nous avons frappé de manière extrêmement précise des sites d’utilisation d’armes chimiques contraires à tout le droit international » et « nous n’avons eu aucun dommages collatéraux à l’égard des Russes », a poursuivi le chef de l’Etat.
 
« Tout cela s’inscrit (…) dans une démarche qui est prioritairement la lutte contre Daesh » et « ensuite la nécessité de construire une solution politique », selon lui.
 
Emmanuel Macron a en outre affirmé avoir convaincu Donald Trump, qui avait manifesté sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie, de « rester dans la durée ».
 
Le président français a dit qu’il avait pour objectif de « parler avec tout le monde »: « Mon objectif, c’est de pouvoir au moins convaincre les Russes et les Turcs de venir autour de cette table de négociation ». Il a aussi évoqué les chiites et sunnites.
 
La décision d’intervenir en Syrie, « la France l’a prise sur le principe dès dimanche » dernier du fait des premières traces d’utilisation d’armes chimiques. Elle est « conforme aux engagements pris » depuis mai dernier, a ajouté le président.
 
« Nous avons obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisées » et qu’elles « pouvaient être attribuées au régime syrien », a-t-il complété.

 

AFP

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