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Présidentielle : Macron premier candidat à décrocher les 500 parrainages, ses rivaux en région

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Pas encore officiellement candidat, Emmanuel Macron a franchi le premier jeudi le cap des 500 signatures d'élus nécessaires pour la présidentielle. Loin devant ses concurrents qui battent la campagne dans les régions à la recherche d'une nouvelle dynamique.

Publié le 03/02/2022 à 9:19 - Mise à jour le 24/02/2022 à 15:05
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Pas encore officiellement candidat, Emmanuel Macron a franchi le premier jeudi le cap des 500 signatures d'élus nécessaires pour la présidentielle. Loin devant ses concurrents qui battent la campagne dans les régions à la recherche d'une nouvelle dynamique.

Avec 529 parrainages, le président sortant a pris le large devant sa rivale de droite Valérie Pécresse (324 signatures) et la candidate socialiste Anne Hidalgo (266), à la peine dans les enquêtes d’opinion mais avec un parti disposant de relais locaux bien rodés.

À 66 jours du premier tour, les chiffres des parrainages restent en grande partie décorrélés des intentions de vote: à l’extrême droite, Marine Le Pen n’en a pour l’instant recueilli que 35 et son rival Eric Zemmour 58 alors qu’ils sont engagés dans une féroce bataille avec la candidate LR pour décrocher une qualification au second tour. 

Quatre autres candidats franchissent la barre des 100 parrainages: le communiste Fabien Roussel (159), la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (138), l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon (100), en tête des sondages à gauche (autour de 10%), ainsi que Jean Lassalle (124). 

D’autres sont plus à la peine comme l’écologiste Yannick Jadot avec 80 parrainages et surtout Christiane Taubira avec seulement 8 au compteur. Le Conseil constitutionnel met en ligne sur son site deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, la liste actualisée en temps réel. 

Mais les jeux ne sont pas faits: les candidats ont jusqu’au 4 mars à 18H00 pour recueillir les précieux sésames. 

“Ouvrir une second étape”

Et en attendant, les prétendants à l’Élysée sillonnaient jeudi la France à la recherche d’une dynamique porteuse dans cette “drôle de campagne” suspendue à l’officialisation de la candidature du président sortant. Emmanuel Macron attend que les “pics” des crises sanitaire du Covid-19 et ukrainienne soient passés.

Direction la Corse pour Mme Pécresse qui, très attachée à se donner une image régalienne, en a d’abord profité pour passer la nuit à bord du porte-avions Charles De Gaulle, qui navigue en Méditerranée. 

À Ajaccio, elle a affirmé ne pas avoir de “tabou” concernant un statut d’autonomie pour l’île de Beauté, mais dans le cadre d'”une République des territoires” et en fixant des “lignes rouges”. Avant de débattre en soirée avec des habitants et élus dans un petit village de montagne.

Celle qui se positionne comme la seule alternative à Emmanuel Macron, qui reste favori des sondages autour de 24-25% des intentions de vote au premier tour, s’effrite toutefois dans les sondages.

Elle perd un point en une semaine (16%) et passe derrière Marine Le Pen, stable à 17%, selon le baromètre OpinionWay publié jeudi. C’est la deuxième semaine de suite que la candidate LR perd un point en glissement sur une semaine, dans cette enquête quotidienne Kéa Partners pour Les Echos et Radio Classique.

L’élue parisienne LR Rachida Dati avait appelé dans un entretien au Figaro la candidate à donner de “l’incarnation” à sa campagne, indiquant qu'”aujourd’hui, il est clair qu’il faut ouvrir une seconde étape”.

À gauche, le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon se déplaçait à Tours où il a rencontré des lycéens en pleine inscription à Parcoursup, qu’il entend supprimer s’il est élu, avant de tenir un meeting en soirée.

La socialiste Anne Hidalgo abordait la thématique du vieillissement dans un déplacement à Blois, et Christiane Taubira, critiquée pour sa prestation jugée imprécise mercredi devant la Fondation Abbé Pierre, était sur l’île d’Oléron pour parler  réchauffement climatique et érosion.

“Communautarisme”

Du côté de l’extrême droite, Eric Zemmour s’est rendu à Fessenheim (Haut-Rhin), site d’une centrale nucléaire fermée récemment, pour évoquer le nucléaire qu’il défend ardemment. 

Et a de nouveau été pris pour cible par sa concurrente Marine Le Pen qui a fustigé dans Le Figaro le “communautarisme” de l’ex-polémiste autour duquel elle croit retrouver “une série de chapelles”, “venues puis reparties” de l’ancien Front national.

Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis. Tout cela ne fait pas une posture présidentielle”, a-t-elle accusé.

Pour elle, les débauchages par son rival d’élus RN visent à “tuer” le Rassemblement national car “seule la mort du RN et l’échec de Marine Le Pen peuvent lui permettre d’envisager une recomposition fantasmagorique de l’espace politique en 2027, 2032 ou 2039”.

Le père de la candidate, l’ancien président et fondateur du Front national (devenu RN), Jean-Marie Le Pen, a d’ailleurs été hospitalisé mercredi soir en région parisienne après avoir été victime lundi d’une “forme légère d’AVC” mais ses jours ne sont pas en danger, selon son entourage.

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