lundi 25 mai 2020
A VOIR

|

Plus de 300 000 cas : la pandémie « s’accélère » mais sa trajectoire peut être modifiée selon l’OMS

Publié le

La pandémie de coronavirus "s'accélère" mais sa trajectoire peut être modifiée, a estimé lundi l'Organisation mondiale de la santé, appelant les pays à passer à l'"attaque" en testant tous les cas et en plaçant en quarantaine leurs proches contacts.

Publié le 23/03/2020 à 8:18 - Mise à jour le 23/03/2020 à 8:21
Lecture 2 minutes

La pandémie de coronavirus "s'accélère" mais sa trajectoire peut être modifiée, a estimé lundi l'Organisation mondiale de la santé, appelant les pays à passer à l'"attaque" en testant tous les cas et en plaçant en quarantaine leurs proches contacts.

« Plus de 300 000 cas de Covid-19 ont été signalés à ce jour. C’est déchirant. La pandémie s’accélère », mais « nous pouvons changer (sa) trajectoire », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève.

Il a fallu 67 jours pour atteindre les 100 000, onze jours pour atteindre les 200 000 et seulement quatre jours pour atteindre les 300 000 cas, a-t-il détaillé.

« Mais ce qui importe le plus, c’est ce que nous faisons. On ne peut pas gagner un match de football uniquement en défendant. Il faut aussi attaquer », a souligné le patron de l’OMS.

« Demander aux gens de rester chez eux et [établir] d’autres mesures de distanciation physique sont un moyen important de ralentir la progression du virus et de gagner du temps, mais ce sont des mesures de défense qui ne nous aideront pas à gagner », a-t-il souligné.

« Il faut tester chaque cas suspect, isoler et soigner chaque cas confirmé et suivre et mettre en quarantaine chaque contact étroit », a-t-il dit.

Le directeur exécutif du Programme pour les urgences de l’OMS, Michael Ryan, a appelé pour sa part les pays à profiter de la nouvelle « fenêtre de tir », qui s’est ouverte grâce aux mesures de distanciation physique et de confinement, notamment en dépistant tous les cas suspects.

Le chef de l’OMS a toutefois reconnu que certains pays étaient confrontés à une pénurie de moyens et a invité la communauté internationale à accroître les capacités.

« Administrer des médicaments non testés, sans la preuve suffisante, pourrait susciter de faux espoirs »

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus a par ailleurs condamné l’administration de médicaments aux patients infectés par le nouveau coronavirus avant que la communauté scientifique se soit accordée sur leur efficacité.

« Des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d’observations, ne nous apporteront pas les réponses dont nous avons besoin », a averti M. Tedros.

« Administrer des médicaments non testés, sans la preuve suffisante, pourrait susciter de faux espoirs et même faire plus de mal que de bien en entraînant des pénuries de médicaments essentiels pour traiter d’autres maladies », a-t-il rappelé, sans toutefois mentionner de médicaments.

Cet avertissement intervient alors que ces derniers jours certains, dont le président américain Donald Trump, ont fondé beaucoup d’espoir sur la chloroquine, un antipaludéen.

En France également, plusieurs élus ont fait monter la pression pour généraliser rapidement l’utilisation de la chloroquine pour traiter le coronavirus, même si son efficacité est toujours en cours d’évaluation scientifique.

Plus de 15 100 personnes sont mortes du nouveau coronavirus et plus de 341 300 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 174 pays et territoires depuis le début de l’épidémie, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. Un grand nombre de pays ne testent toutefois plus que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

La Fifa et l’OMS ont lancé lundi une campagne de sensibilisation menée par des footballeurs de renommée mondiale, tels que Lionel Messi, Gianluigi Buffon et Samuel Eto’o.

Si le football a été mis à l’arrêt dans plusieurs pays, l’incertitude règne quant à la tenue des Jeux Olympiques de Tokyo cet été. Interrogé à ce sujet, le chef de l’OMS a indiqué avoir « confiance dans le fait que le gouvernement japonais et le CIO n’iront pas de l’avant en cas de danger pour les athlètes ou les spectateurs ».

SourceAFP

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Un résident à Paris fait don de documents historiques...

Le Musée de Tahiti et des îles a été contacté par Jean-Pascal Lafaille, résidant à Paris, qui durant le confinement a trié ses archives familiales, et découvert dans les documents de son arrière-grand-père des pièces d’un grand intérêt pour la Polynésie française qui concernent la Reine Pomare IV et Charles François Lavaud, qui fût gouverneur de 1847 à 1850, et succéda à l’amiral Bruat dans ces fonctions.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV