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Palau interdit les crèmes solaires toxiques pour protéger ses coraux

Photo d'illustration (Crédit : Pixabay / dimitrisvetsikas1969)

« Nous devons vivre et respecter l’environnement parce qu’il est le berceau de la vie, et sans lui, personne à Palau ne pourra survivre », a expliqué à l’AFP le président de Palau Tommy Remengesau.

Palau, situé en plein Pacifique à peu près entre l’Australie et le Japon, est réputé pour la richesse de sa vie marine, et considéré comme l’une des plus belles destinations pour la plongée. Le gouvernement de l’archipel est toutefois préoccupé par les conséquences négatives pour son environnement de l’engouement que suscite ses centaines d’îles parmi les touristes.

Des études scientifiques ont clairement établi, selon Remengesau, que les composants chimiques contenus dans la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour les coraux, même à petite dose.

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La forte concentration de touristes dans l’archipel, et donc de crème solaire, pourrait endommager de façon irrémédiable ces coraux.

En conséquence, toute crème solaire contenant ce genre de produit toxique est désormais interdit à l’importation et à la vente, sous peine de confiscation et d’une amende de 1 000 dollars (environ 106 650 Fcfp).

« Cela nous est égal d’être la premier pays à interdire ces produits chimiques, et nous ferons ce qu’il faut pour que cela se sache. Avec une meilleure éducation et prise de conscience, d’autres gouvernements auront suffisamment confiance pour prendre les mesures nécessaires », a encore indiqué Remengesau.

Palau a également décidé d’élargir la zone de protection de son sanctuaire marin, en fermant 80% de sa zone économique exclusive à toute activité maritime ou de pêche, y compris minière. Cette décision équivaut à interdire toute activité de pêche commerciale sur environ 500 000 km2 d’océan, a expliqué le président de cet archipel.

Cette nouvelle législation prévoit également que les flottes de pêche étrangères débarquent à Palau leurs prises avant de payer une taxe d’exportation, afin de protéger les pêcheurs locaux.

Remengesau a justifié cette décision en expliquant qu’il était nécessaire de laisser l’océan « panser ses plaies » après des années de pêche commerciale intensive qui ont drastiquement diminué certains stocks de poisson, dont ceux de thon rouge.

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