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Omicron : appel du G7 à une “action urgente”, un “risque très élevé”, avertit l’OMS

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Le G7 a appelé lundi à une "action urgente" face au variant "hautement transmissible" du coronavirus Omicron, qui, selon l'Organisation mondiale de la santé, présente "un risque très élevé" au niveau mondial.

Publié le 29/11/2021 à 9:47 - Mise à jour le 29/11/2021 à 10:02
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Le G7 a appelé lundi à une "action urgente" face au variant "hautement transmissible" du coronavirus Omicron, qui, selon l'Organisation mondiale de la santé, présente "un risque très élevé" au niveau mondial.

Cette nouvelle souche se propage désormais de l’Afrique au Pacifique, du Canada à l’Italie, en passant par l’Allemagne et le Royaume-Uni, où six nouveaux cas ont été confirmés en Ecosse. Sans oublier les Pays-Bas, avec 14 passagers arrivés d’Afrique du Sud porteurs d’Omicron, le Portugal, où 13 joueurs d’un club de football ont été déclarés contaminés, et l’Espagne, qui a officiellement fait état d’un premier cas.

Jamais un variant du Covid-19 n’avait provoqué autant d’inquiétude depuis l’émergence de Delta, déjà très contagieux.

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Convoqués par le Royaume-Uni, les ministres de la Santé de sept des nations les plus industrialisées “ont également reconnu la pertinence stratégique d’assurer l’accès aux vaccins”, notamment en fournissant une “assistance opérationnelle, en donnant suite à nos engagements en matière de dons, en luttant contre la désinformation sur les vaccins, ainsi qu’en soutenant la recherche et le développement”. À l’issue de cette réunion d’urgence, ils ont en outre “salué le travail exemplaire de l’Afrique du Sud, qui a su détecter le variant et alerter les autres”.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a souligné que “la probabilité qu’Omicron se répande au niveau mondial” était “élevée”, tout en reconnaissant que de nombreuses inconnues demeuraient.

À commencer par sa contagiosité, le niveau de protection conféré par les vaccins contre le Covid existants et la gravité des symptômes provoqués. Seul élément rassurant dans ce constat, à ce jour “aucun décès associé” à ce variant n’a été signalé.

L’Afrique du Sud “punie”

L’angoisse est d’autant plus grande dans le monde entier que la liste des pays où Omicron est repéré ne cesse de s’allonger, en particulier en Europe, après de premiers cas dans le sud de l’Afrique courant novembre, poussant de nombreux États à suspendre les voyages vers cette région et instaurer des dispositifs préventifs.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est à ce propos dit lundi “très préoccupé” par l’isolement de l’Afrique australe, considérant que “le peuple africain ne peut pas être tenu pour responsable du niveau immoralement bas des vaccins disponibles” sur son continent. Se jugeant déjà “punie” pour avoir révélé l’existence du variant, l’Afrique du Sud a d’ailleurs réclamé la levée “immédiate et urgente” des restrictions de voyages et qualifié de “regrettable” que certaines nations africaines prennent à leur tour de telles mesures. À l’instar du Gabon, qui refuse dorénavant l’entrée sur son sol des voyageurs en provenance de huit pays d’Afrique australe.

Ces dispositifs sécuritaires s’étendent désormais rapidement un peu partout sur la planète. 

Trois semaines après avoir assoupli certaines restrictions, le Japon va ainsi “interdire toutes les (nouvelles) entrées de ressortissants étrangers” à partir de mardi à cause d’Omicron. L’Australie, où cinq cas de ce variant ont été enregistrés, qui devait rouvrir mercredi aux étudiants et aux travailleurs qualifiés étrangers ses frontières fermées depuis plus de 20 mois, va pour sa part attendre encore au moins deux semaines. Les Philippines, qui voulaient permettre à partir de mercredi aux touristes entièrement vaccinés d’entrer sur leur territoire, ont de même suspendu leur projet.  L’Indonésie a déclaré indésirables sur son sol les personnes ayant été au cours des 15 derniers jours à Hong Kong, où Omicron a été signalé. Israël, où un cas a été confirmé chez un voyageur revenu du Malawi, prohibe depuis dimanche soir l’arrivée des étrangers et va imposer test PCR et quarantaine, y compris à ses ressortissants vaccinés. Quant aux États-Unis, qui venaient de se rouvrir au reste du monde début novembre, ils se referment dès lundi aux voyageurs en provenance de huit pays d’Afrique australe. Joe Biden a toutefois estimé lundi qu’il n’y avait “pas de raison de paniquer”, même si son pays est en “état d’alerte avancée” face à Omicron.

Les laboratoires confiants

Du côté des fabricants de vaccins, AstraZeneca comme Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax se sont dits confiants dans leur capacité à combattre ce variant.

La Russie a pour sa part annoncé être en train de mettre au point une version de son Spoutnik V contre le nouveau coronavirus ciblant spécifiquement Omicron, dans le “cas improbable” où le sérum actuel ne suffirait pas. Au Royaume-Uni, une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 va être proposée à tous les plus de 18 ans en vue de renforcer la protection de la population face à cette souche. Et le président chinois Xi Jinping a promis lundi un milliard de doses contre le Covid à l’Afrique, sous la forme de dons ou de soutien à la production locale.

L’OMS a par ailleurs exhorté, à l’occasion d’une réunion exceptionnelle de son organe décisionnel suprême, l’Assemblée mondiale de la santé, à l’Union sacrée pour s’armer contre la prochaine pandémie, après que celle causée par le coronavirus a d’ores et déjà fauché plus de cinq millions de vies depuis son apparition fin 2019 en Chine.

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