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Obésité en Outre-mer : selon un rapport, certains PPN sont « nocifs pour la santé »

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Les Outre-mer sont "particulièrement concernés" par le surpoids et l'obésité, déplore un rapport parlementaire, qui préconise de développer les équipements sportifs, du sport sur ordonnance et la garantie aux plus démunis de l'accès à des aliments plus sains.

Publié le 20/12/2019 à 10:58 - Mise à jour le 20/12/2019 à 11:10
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Les Outre-mer sont "particulièrement concernés" par le surpoids et l'obésité, déplore un rapport parlementaire, qui préconise de développer les équipements sportifs, du sport sur ordonnance et la garantie aux plus démunis de l'accès à des aliments plus sains.

Dans ce rapport, dont l’AFP a eu copie vendredi, les députés Maud Petit (Val-de-Marne, MoDem) et Jean-Philippe Nilor (Martinique, GDR) notent qu’en Outre-mer « les populations pratiquent moins d’activités physiques » qu’en métropole et « les déplacements en voiture individuelle sont devenus la règle »

Ils mettent aussi en cause « la modification des habitudes alimentaires traditionnelles, remplacées par la restauration rapide et l’abus de sucre, de sel et de produits gras« , qui ont abouti à une « montée de la surcharge pondérale dans ces territoires »« En dépit – ou peut-être à cause – d’un niveau de vie encore inférieur à celui de l’hexagone, l’obésité est beaucoup plus présente dans les outre-mer », constate le rapport d’après plusieurs enquêtes menées sur les territoires. 

Selon une étude de 2016 en Martinique et Guadeloupe, 27,8% des plus de 16 ans sont en situation d’obésité, contre 14,5% au niveau national. À Mayotte, selon Santé publique France, le surpoids concerne 72% des femmes mahoraises et 34% des hommes. En Polynésie, 70% de la population adulte est en surpoids, dont 40% obèses (2010). 

Conséquence: dans l’hexagone, l’espérance de vie s’élève à 79 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes, mais elle baisse à 77 et 85 ans en Guadeloupe, à 76 et 82 ans en Guyane et à 74 et 80 ans dans les collectivités du Pacifique.

Le coût de certaines pratiques sportives, le sous-équipement en infrastructures, et les réticences à montrer un corps obèse « sont autant de freins qui ne favorisent pas la pratique de l’activité physique » outre-mer, regrettent les auteurs. Ils préconisent d’y développer les équipements sportifs, d’inciter les médecins à prescrire le sport sur ordonnance, et de créer pour les populations les plus démunies, une « licence sportive sociale » moins chère.

Les deux députés, qui font au total 43 propositions, recommandent aussi que les produits locaux faibles en lipides et glucides soient intégrés dans le « Bouclier qualité prix » (panier de produits à prix réduit propre aux Outre-mer) pour « garantir aux plus démunis l’accès à des aliments de qualité », et que les autorités locales qui dans certains territoires, comme en Polynésie, subventionnent des « produits de première nécessité », cessent de « favoriser les produits nocifs pour la santé ».

Ils demandent aussi une commission d’enquête sur l’application de la loi Lurel (2016) qui a interdit en outre-mer la distribution de produits agro-alimentaires plus sucrés qu’en métropole.

SourceAFP

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