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Nouvelle-Calédonie : nouvelle tentative pour élire un chef de gouvernement

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Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie va de nouveau tenter mardi matin d'élire un président, après que les indépendantistes du FLNKS ont remporté la majorité des "ministres" le 17 février.

Publié le 01/03/2021 à 11:18 - Mise à jour le 01/03/2021 à 11:18
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Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie va de nouveau tenter mardi matin d'élire un président, après que les indépendantistes du FLNKS ont remporté la majorité des "ministres" le 17 février.

Les deux courants du FLNKS (Front de libération national kanak socialiste), parti indépendantiste qui a pour la pemière fois la majorité dans le gouvernement depuis le début de l’accord de Nouméa (1998), soutiennent chacun un candidat.

L’UC, plus vieux parti politique calédonien né en 1953, propose la candidature de Samuel Hnepeune, jusqu’alors président du Medef et PDG de la compagnie domestique Aircal, tandis que l’autre branche du FLNKS, d’inspiration marxiste, porte la candidature de Louis Mapou, actuel chef du groupe UNI-FLNKS au Congrès.

La Nouvelle-Calédonie est confrontée à une crise économique et budgétaire, en partie due aux déboires de la filière nickel. Former un gouvernement est important pour réussir à voter le budget 2021 avant le 31 mars, sous peine d’une mise sous tutelle de la collectivité par l’Etat.

Mais l’enjeu le plus important pour les indépendatistes est l’organisation du troisième et ultime référendum sur l’indépendance, qui refermera l’accord de Nouméa, et devrait se tenir d’ici septembre 2022. 

Les deux premiers, les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020, ont été remportés par les partisans du maintien dans la République avec 56,7% des suffrages puis seulement 53,3%.

Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a appelé dimanche dans une tribune les élus de l’île à préparer ce qui prendra la suite de l’accord de Nouméa, quelle que soit l’issue du prochain referendum.

“Si, par trois fois, la Nouvelle-Calédonie confirmait son souhait de rester française, il conviendrait alors de lui donner un nouveau statut dans la République”, a affirmé le ministre. 

“À l’inverse, l’indépendance sèche, sans préparation, apparaît insurmontable. Ses conséquences humaines, sociales, économiques seraient assurément désastreuses”, a-t-il prévenu.

Dans un cas comme dans l’autre, il a demandé à ce que le camp qui l’emporte sache tendre la main à l’autre bord, car “les consultations de 2018 et 2020 ont mis à jour deux blocs ethniquement et géographiquement homogènes. Elles laissent ainsi présager la courte victoire d’un camp sur l’autre, dans l’hypothèse du troisième et ultime référendum”.

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