lundi 25 janvier 2021
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Nouvelle-Calédonie : les salariés de l’usine de Vale inquiets pour les emplois

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Les représentants des salariés de l'usine de nickel de Vale en Nouvelle-Calédonie, à l'arrêt après des exactions d'opposants à sa reprise, ont fait part mardi au ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu de leurs "inquiétudes" pour les 3 000 emplois directs et indirects du site , ont-ils indiqué.

Publié le 22/12/2020 à 9:11 - Mise à jour le 22/12/2020 à 9:33
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Les représentants des salariés de l'usine de nickel de Vale en Nouvelle-Calédonie, à l'arrêt après des exactions d'opposants à sa reprise, ont fait part mardi au ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu de leurs "inquiétudes" pour les 3 000 emplois directs et indirects du site , ont-ils indiqué.

« Les salariés craignent d’aller au travail, certains sont en colère, d’autres sont indignés de toutes les exactions. On voulait faire remonter cette ambiance au ministre », a déclaré lors d’une conférence de presse Yannick Falelavaki, secrétaire du Comité d’entreprise de Vale-NC.      

Aux côtés des délégués syndicaux, à l’exception de celui de l’USTKE (indépendantiste), il a échangé durant une heure mardi en visioconférence avec le ministre des Outre-mer, qui mène des négociations avec les dirigeants calédoniens pour tenter de trouver une issue apaisée à ce dossier explosif.        

« On compte sur l’intelligence collective pour aboutir à une solution mais on est inquiet pour l’outil de travail, qui permet de faire vivre 3 000 familles », a déclaré Alexis Falematagia, délégué du Soenc-nickel, faisant état « de discussions pour un éventuel chômage partiel dès le premier trimestre 2021 ».      

Le complexe métallurgique, adossé au riche gisement de Goro (sud), emploie 1 250 salariés et fait travailler environ 1 700 autres personnes indirectement. « On risque une catastrophe pour les caisses sociales », a-t-il également mis en garde.      

Placé sous la surveillance des forces de l’ordre, le site est à l’arrêt depuis le 10 décembre après avoir été pris d’assaut dans le cadre d’actions de terrain à l’appel du collectif « usine du sud : usine pays » et de l’Instance coutumière autochtone de négociations (ICAN).       

Ces organisations, qui ont le soutien des indépendantistes du FLNKS (Front de Libération Nationale Kanak Socialiste), sont farouchement opposées au rachat de l’usine par un consortium calédonien et international, incluant le négociant en matières premières suisse Trafigura, dénonçant « un bricolage financier ».      

Cette offre, appuyée par l’état et la province sud (loyaliste), a fait l’objet d’un « accord ferme » avec Vale le 9 décembre.      

Lundi, l’usine du géant brésilien, classée Seveso 2, a à nouveau été la cible de dégradations -« incendie d’engins, de pneus et de tuyaux »- tandis que des personnels sous-traitants ont été « caillassés ». Pour la troisième fois depuis le 14 décembre, Sébastien Lecornu devait s’entretenir sur ce dossier mardi en fin de journée avec des représentants indépendantistes.

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