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Nouvelle-Calédonie : les indépendantistes “ne reconnaissent pas la légitimité” du référendum

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Au lendemain du référendum d'autodétermination remporté en Nouvelle-Calédonie par les partisans de la France, les indépendantistes, qui avaient appelé à ne pas y participer, ont annoncé lundi qu'ils ne reconnaissaient ni la "légitimité", ni la "validité" du scrutin.

Publié le 13/12/2021 à 10:13 - Mise à jour le 13/12/2021 à 10:17
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Au lendemain du référendum d'autodétermination remporté en Nouvelle-Calédonie par les partisans de la France, les indépendantistes, qui avaient appelé à ne pas y participer, ont annoncé lundi qu'ils ne reconnaissaient ni la "légitimité", ni la "validité" du scrutin.

Marqué par une abstention record après l’appel des indépendantistes à bouder le scrutin, ce troisième et dernier référendum prévu par les accords de Nouméa en 1998 a été remporté par les pro-France avec 96,5% des voix, contre 3,5% au oui à l’indépendance.

Les indépendantistes regroupés au sein du Comité stratégique indépendantiste de non participation (CSI-NP) “ne reconnaissent pas la légitimité et la validité de ce scrutin qui leur a été confisqué”, ont-ils indiqué dans un communiqué. “La voie du dialogue a été rompue par l’entêtement d’un gouvernement français incapable de concilier ses intérêts géostratégiques dans le Pacifique et son obligation à décoloniser notre pays”, assurent-ils.

Pour le parti indépendantiste FLNKS et les nationalistes, “ce référendum n’est pas conforme à l’esprit et à la lettre de l’accord de Nouméa, processus de décolonisation, et pas conforme également aux résolutions de l’ONU qui a inscrit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des pays à décoloniser”.

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“Le calendrier Lecornu est dorénavant chamboulé. Le CSI-NP n’y est plus engagé. Les 18 mois annoncés ne sauraient commencer avec un gouvernement français en fin de mandat”, soulignent les indépendantistes.

En juin à Paris, les acteurs calédoniens avaient décidé avec l’État qu’après le 12 décembre s’ouvrirait “une période de stabilité et de convergence”, pour préparer un “référendum de projet” d’ici juin 2023 qui portera sur un nouveau statut pour le territoire au sein de la France.

“La présence du ministre des Outremers chez nous relève plus de la campagne présidentielle qu’elle n’est porteuse de solutions d’avenir. Nous ne souhaitons pas nous engager dans cette combine et nous attendons le renouvellement du gouvernement français pour engager de véritables discussions sur l’accession du pays à sa pleine souveraineté”, ajoutent les indépendantistes dans leur communiqué. 

Le FLNKS et les nationalistes avaient déjà prévenu la semaine dernière qu’ils récusaient toute rencontre avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, arrivé vendredi à Nouméa, avant l’élection présidentielle française en avril 2022.

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