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Nouvelle-Calédonie : le deuxième référendum sur l’indépendance fixé au 6 septembre 2020

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Le prochain référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura lieu le 6 septembre 2020, moins de deux ans après le premier, selon une décision du Premier ministre transmise mardi par le Haut-Commissariat de la République à Nouméa.

Publié le 05/11/2019 à 17:04 - Mise à jour le 05/11/2019 à 17:10
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Le prochain référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura lieu le 6 septembre 2020, moins de deux ans après le premier, selon une décision du Premier ministre transmise mardi par le Haut-Commissariat de la République à Nouméa.

Lors de la première consultation du 4 novembre 2018, les partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France l’avaient emporté avec 56,7% des suffrages, un score moins large que prévu. Si le « non » à l’indépendance gagne à nouveau en 2020, un troisième référendum pourra ensuite avoir lieu d’ici 2022, en vertu de l’accord de Nouméa, qui organise la décolonisation progressive de l’archipel situé à plus de 16 000 kilomètres de la métropole.

Le choix de la date du 6 septembre 2020 fait suite aux échanges qui ont eu lieu le 10 octobre à Matignon entre Edouard Philippe et les dirigeants calédoniens, lors d’un comité des signataires de l’accord de Nouméa (1998).

Deux dates étaient alors sorties des débats tendus entre loyalistes et indépendantistes, le 30 août ou le 6 septembre 2020, laissant le soin au Premier ministre de trancher dans les semaines suivantes. La date du 6 septembre 2020 « permet, au regard des contraintes juridiques et matérielles de garantir le parfait déroulement du scrutin », indique mardi le communiqué du Haut-Commissariat.

Le principal objectif était que le scrutin ne se télescope pas avec le calendrier des échéances électorales nationales (municipales puis présidentielle), afin que la question de l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie n’en devienne pas un des enjeux.      

Arguant d’une économie locale « dans l’incertitude » en raison de ces échéances électorales, la principale formation loyaliste, L’Avenir en confiance (proche des Républicains), souhaitait aller vite avec un référendum dès juillet, tandis que les indépendantistes kanak du FLNKS, convaincus que le temps leur permettra de gagner des voix, prônaient une date « le plus tard possible dans le délai légal », en novembre 2020. Un compromis avait été trouvé le 10 octobre sur deux dates intermédiaires.

À l’issue de 15 heures de discussions, le Premier ministre avait indiqué que la date choisie devrait permettre à l’État de « garantir la mobilisation des moyens équivalents » à ceux engagés lors du premier scrutin. « Ce n’est pas une simple date, et ce n’est pas une date simple à fixer », avait-il dit. Car l’ambition d’Edouard Philippe est que la consultation soit aussi « irréprochable » que la première. Celle-ci avait notamment été organisée en présence d’observateurs de l’ONU, de 250 délégués de l’État déployés dans les bureaux de vote et d’une gestion attentive du corps électoral, soumis à différentes conditions. Le résultat n’avait pas soulevé de contestation.      

Concernant un éventuel troisième, Edouard Philippe a assuré en octobre que le gouvernement avait exclu qu’il puisse être organisé « entre le milieu du mois de septembre 2021 et la fin du mois d’août 2022 », afin de « bien distinguer les échéances électorales nationales, et celles propres à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ».

L’accord de Nouméa a mis en place un processus de décolonisation par étapes, aboutissement du travail de réconciliation entre les Kanak et les Caldoches, entamé en 1988 avec les accords de Matignon, à la suite des violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d’otages et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988 (25 morts).

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