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Nouvelle-Calédonie : la reprise de l’usine Vale s’envenime à nouveau, appel à Macron

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Le dossier de la reprise de l'usine de nickel de Vale s'est à nouveau envenimé dimanche en Nouvelle-Calédonie, après l'échec d'un accord obtenu vendredi, poussant le FLNKS et un parti centriste à demander l'intervention d'Emmanuel Macron, compte tenu d'un contexte "très dangereux".

Publié le 06/12/2020 à 10:19 - Mise à jour le 06/12/2020 à 10:19
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Le dossier de la reprise de l'usine de nickel de Vale s'est à nouveau envenimé dimanche en Nouvelle-Calédonie, après l'échec d'un accord obtenu vendredi, poussant le FLNKS et un parti centriste à demander l'intervention d'Emmanuel Macron, compte tenu d'un contexte "très dangereux".

« Nous considérons que notre pays est au bord d’une très grave crise politique, économique et sociale. (…) Nous sollicitons votre intervention personnelle dans ce dossier », lit-on dans ce courrier adressé au président de la République.       

Il est signé par les trois parlementaires de Calédonie Ensemble (centre droit) – les députés Philippe Gomes et Philippe Dunoyer et le sénateur Gérard Poadja – par le président indépendantiste du Congrés, Roch Wamytan (UC-FLNKS) ainsi que par les chefs de groupes de CE et du FLNKS.

Alors que l’Etat est impliqué dans la transaction par le biais de soutiens financiers (500 millions euros, soit 59,6 milliards de Fcfp), les auteurs « font appel » à Emmanuel Macron « en tant qu’ultime recours » pour que Vale « desserre l’étau des délais dans lesquels il a engagé cette cession », avant une possible fermeture le 31 décembre.     

Vendredi au terme d’une table ronde de 10 heures à l’initiative de l’Etat, un « compromis » avait été trouvé entre tous les protagonistes de ce dossier industriel aux contours très politiques. Il avait notamment été convenu que la présidente de la province sud, Sonia Backès (loyaliste) demande au Brésilien Vale de surseoir à sa décision de vendre son usine, adossée au riche gisement de Goro, à un consortium calédonien et international, mené par le négociant en matières premières, Trafigura.      

L’objectif était permettre à l’offre concurrente avec le groupe Korea Zinc, soutenue par le FLNKS, le collectif « usine du sud:usine pays » et l’Instance coutumière autochtone de négociations (ICAN) mais écartée par Vale, de venir sur le site « afin de procéder à une expertise dans le cadre de la recherche d’un partenariat financier et industriel ».      

Dans l’esprit des indépendantistes, « un délai suffisant permettant de finaliser l’offre » de l’ordre de deux ou trois mois était nécessaire.

Or, Vale a annoncé ensuite « différer de quelques jours sa décision sur la cession » au consortium avec Trafigura. Quant à Korea Zinc, « de possibles partenariats industriels dans les années à venir » étaient envisagés.       

« On a l’impression d’avoir perdu notre temps. Nos mobilisations vont reprendre sur le terrain », ont indiqué les dirigeants de l’ICAN et du FLNKS samedi soir après une réunion houleuse à la province sud.

De son côté, la coalition « Les loyalistes » (droite) à laquelle appartient Mme Backès a dénoncé une « politique de la terre brûlée » et « les menaces de violence ».       

Selon le haut-commissariat de la République, « plusieurs gendarmes ont été blessés » lors d’une intervention dimanche matin pour libérer les accès au site de l’usine de Vale.

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