mercredi 3 mars 2021
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Nouméa : le temple du tatouage fait peau neuve

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Publié le 17/11/2018 à 15:28 - Mise à jour le 17/11/2018 à 15:28
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C’est une icône du tatouage dans le Pacifique, qui vient de déménager. Adrien a remporté plusieurs fois des prix à Tatoonesia. Il a aussi créé le premier tatoo shop de Nouméa, il y a 32 ans. Il vient d’emménager au centre-ville de la « capitale » calédonienne. Avec quatre autres tatoueurs, il peut proposer tous les styles, dont polynésien.
 
Pour espérer se faire tatouer ici, il faut faire la queue. A l’accueil, c’est une Tahitienne, Vaihere, qui accueille les clients. 

Avec des spécialistes de chaque style, Adrien Lagrega peut se concentrer sur des motifs modernes, ses préférés. Ce jour-là, à partir d’une photo, il tatoue un lion qui semble surgir du bras de son client. En plus de trois décennies, Adrien a vécu la démocratisation du tatouage. Un peu trop à son goût, quand des jeunes de 18 ans viennent lui demander de grandes pièces dans le cou ou sur les mains, ce qui peut les priver d’un futur emploi.

​> 32 ans de tatouages

Il tatoue depuis 1986, et pendant longtemps, tout le monde voulait des tatouages polynésiens. La mode est un peu passée, mais environ un quart des demandes des clients portent encore sur ce type de tatouages.

Jérémy Spriet et son épouse, par exemple, veulent des motifs marquisiens. Madame pour recouvrir une erreur de jeunesse. Monsieur par passion pour l’Océanie : il y a 11 ans, il est venu à Nouméa pendant 4 mois, et n’a jamais oublié. Ce conducteur routier en métropole avoue n’écouter que de la musique polynésienne dans son camion, et veut ramener dans le nord tous les souvenirs des îles qu’il pourra se permettre !

​> des motifs maohi

Son tatoueur, Akhio, n’est pas tahitien. Mais avec ses origines wallisiennes et javanaises, il est issu de la vaste Océanie. Il a désormais une préférence pour le tatouage marquisien. Il en est tombé amoureux pour le beauté des motifs, mais aussi de la culture et du sport tahitien : il a même longtemps pratiqué le va’a.

Ce nouveau salon refuse de présenter des photos aux clients, pour qu’ils viennent avec leurs propres idées. Ils peuvent aussi s’inspirer d’une vitrine vivante : le dos des tatoueurs.

Mike Leyral

 

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