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Métropole : crues et inondations menacent toujours, 20 départements en vigilance orange

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Publié le 23/01/2018 à 5:00 - Mise à jour le 23/01/2018 à 5:00
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La crue de la Seine dans la capitale pourrait atteindre ou légèrement dépasser d’ici à la fin de la semaine le pic de 6,10 m de 2016, en fonction des précipitations, selon divers services de l’Etat. Mardi midi, le niveau a été mesuré à 4,90 m au pont d’Austerlitz.
La ligne C du RER sera fermée mercredi dans la capitale au moins jusqu’à vendredi.

« A Paris, on n’attend pas des conséquences significatives, hors les berges, les conséquences devraient être les mêmes qu’en 2016″, a toutefois commenté Jérôme Goellner, patron des services de l’Etat en charge de l’Environnement dans la région (DRIEE).

« C’est surtout en amont » et aval que les conséquences peuvent être plus dommageables, similaires à celles de 2016, selon Jean-Marc Dolmière, adjoint au directeur de l’organisme de suivi des cours d’eau Vigicrues. 

A l’origine de cette situation, les précipitations tombées sur l’amont du bassin parisien, l’Yonne, la Marne, sur des sols déjà saturés.

Appels à la prudence

« L’eau monte en amont sur la Marne, puis elle commence à descendre, et rejoint la Seine », explique M. Dolmière.

Des « débordements importants » étaient d’ailleurs en cours mardi soir notamment en amont de la Marne et sur l’Yonne, selon Vigicrues, qui scrute 22.000 km de cours d’eau – opération complexe réalisée grâce à des « échelles relatives », dont la plus célèbre installée au pont d’Austerlitz.

« La situation est sérieuse mais il n’y a pas lieu de s’angoisser aujourd’hui outre mesure », a commenté mardi la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, tandis que son collègue Sébastien Lecornu appelait à la « prudence ».

Tout comme la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a réuni mardi la « cellule de crise » de la Ville, avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF, etc). « Nous restons extrêmement vigilants », a-t-elle déclaré.

Le Louvre, qui comme Orsay en 2016 avait dû mettre ses réserves à l’abri, s’est dit « très vigilant » :  » Nous déclenchons notre plan de prévention des risques de crue lorsque la Seine atteint 5,08 m « .

Au total, 20 départements du Sud-Est, de l’Est, de Normandie et de l’île de France étaient en vigilance orange pour risque de crues et d’inondations dans la nuit de mardi à mercredi. 

L' »acalmie » des précipitations permet le début des décrues sur les parties amont des cours d’eau, mais les pics de crue « poursuivent leur propagation vers les parties aval », a indiqué Vigicrues qui prévoit des débordements de nombreuses rivières du nord et de l’est dans les prochains jours.

Une crue « modérée » est en cours sur le Rhône en aval de Lyon. Dans le Nord-Est, « les niveaux demeurent élevés sur de nombreux cours d’eau, en particulier sur la Meuse et le Rhin ».

Pas de transports scolaires

Dans l’Est, le pic de crue du Rhin « a été atteint à 18 heures » a indiqué la préfecture du Bas-Rhin, qui a souligné que la décision de remplir un polder de 600 ha avait « fait son oeuvre en arrêtant la crue »

« La décrue s’amorce doucement, même si les niveaux d’eau restent très élevés« , a-t-elle ajouté.

La navigation sur le fleuve, arrêtée mardi, a pu reprendre sur « certains tronçons très minoritaires en contrebas, mais les conditions restent difficiles pour la navigation », a-t-elle précisé.

En vigilance rouge lundi après les débordements des rivières Loue et Doubs, Montbéliard a atteint son pic de crue. Ce devait être aussi le cas à Besançon dans la nuit.

Dans le Jura, en raison de craintes d’inondations et de « quelques mouvements de terrain », les transports scolaires ne circuleront pas dans douze communes du département mercredi où écoles et collèges seront fermés.

AFP

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