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Macron favorable à un accord commercial UE-Nouvelle-Zélande mais avec des garanties

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Publié le 15/04/2018 à 7:15 - Mise à jour le 15/06/2019 à 3:07
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Après s’être entretenu avec la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern à l’Elysée, le Président a indiqué son « souhait » que les négociations ouvertes par Bruxelles pour un accord commercial avec Wellington puissent déboucher.

En septembre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait souhaité que ces négociations, menées aussi avec l’Australie, puissent être conclues avant la fin de son mandat en 2019.
« Je ne crois pas que l’avenir de l’Union européenne soit dans la fermeture et l’absence d’accords commerciaux nouveaux », a déclaré Emmanuel Macron. Mais il faut prendre en compte les opinions publiques, qui « ne comprennent et n’acceptent plus que nous puissions négocier des accords commerciaux qui puissent être incohérents avec les politiques que nous menons », a-t-il ajouté.
« Les accords à venir doivent être cohérents (…) avec le modèle social que défend l’Europe, avec des engagements environnementaux et sanitaires », notamment dans l’agriculture, a précisé le président.
Avec la Nouvelle-Zélande, « nous avons une vision commune de ce que doivent être les nouveaux accords commerciaux », a-t-il souligné.

Mme Ardern, issue du Parti travailliste et au pouvoir depuis l’automne 2017, a également insisté sur la nécessité de « renforcer la confiance de l’opinion » sur ces accords. « Les préoccupations en Nouvelle-Zélande rejoignent celles de l’Europe », selon elle.
Le commerce bilatéral franco-néo-zélandais s’est établi à 913 millions d’euros en 2016, légèrement à l’avantage de la France (aéronautique, machines industrielles, agroalimentaire). Les produits agroalimentaires (viandes, lait, pêche…) représentent 50% des exportations néo-zélandaises vers la France. 

Paris et Wellington ont en outre l’ambition d' »accroître et diversifier » leur coopération dans plusieurs domaines, notamment dans la lutte contre le réchauffement climatique ou la sécurité dans le Pacifique, où la France est présente, notamment en Polynésie.

M. Macron a rappelé que des dizaines de milliers de soldats néo-zélandais avaient combattu dans le nord de la France durant la guerre 14-18, jouant un rôle actif dans la « libération héroïque » de Le Quesnoy (Nord) en novembre 1918. 18 000 d’entre eux avaient péri.

Il a indiqué son intention de se rendre en Nouvelle-Zélande à une date qui n’a pas été fixée, alors qu’il visitera début mai l’Australie avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie. 

AFP

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