L’État met plus de 2 milliards de Fcfp pour un câble sous-marin entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu

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Le gouvernement va mobiliser 18 millions d’euros (plus de 2 milliards de Fcfp) pour un câble sous-marin entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. L'annonce a été faite dans un communiqué du secrétariat général pour l’investissement, qui annonçait également les 11 lauréats de l'appel à projets France 2030 pour les Grands fonds marins. Un article de nos confrères d'Outremers360.

Publié le 22/04/2024 à 10:34 - Mise à jour le 22/04/2024 à 19:14

Le gouvernement va mobiliser 18 millions d’euros (plus de 2 milliards de Fcfp) pour un câble sous-marin entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. L'annonce a été faite dans un communiqué du secrétariat général pour l’investissement, qui annonçait également les 11 lauréats de l'appel à projets France 2030 pour les Grands fonds marins. Un article de nos confrères d'Outremers360.

L’enveloppe entre dans le cadre de nouveaux financements de France 2030, et intervient en même temps que l’annonce des lauréats de l’appel à projets Grand Fonds Marins, à laquelle participaient la ministre chargée des Outre-mer Marie Guévenoux, son collègue chargé de la Mer et de la Biodiversité, Hervé Berville, et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, ce lundi à l’Hôtel de Roquelaure. 

En tout, 43 millions d’euros (plus de 5 milliards de Fcfp NDLR) ont été mobilisés. Sur cette somme, 18 millions d’euros (plus de 2 milliards de Fcfp, NDLR) iront au déploiement et à l’exploitation de capteurs géophysiques le long d’un câble sous-marin de télécommunication entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu, une région « à haut risque de séismes et tsunamis pour les populations du littoral ». « Ce projet de câble intelligent (ou smart câble, pour « Science Monitoring And Reliable Telecommunications cable »), en collaboration avec les Gouvernements de la Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu, sera réalisé par des industriels français et l’Ifremer, avec des partenaires du Vanuatu » précise un communiqué du secrétariat général pour l’investissement. 

« Il permettra aux scientifiques de mieux comprendre les aléas sous-marins et les impacts du dérèglement climatique, et proposera une amélioration de l’alerte des populations en cas de catastrophes naturelles dans un bassin de près 600 000 habitants. Ce projet, soutenu par la France, avait été mis en valeur par le président de la République lors de sa visite à Port Vila en juillet 2023 », rappelle-t-on.

25 millions pour la recherche et l’exploration des fonds marins

Outre ce projet de câble, 25 millions d’euros (2.9 milliards de Fcfp) sont mis à disposition des onze lauréats de l’appel à projets « Grands fonds Marins ». Si les entreprises primées sont exclusivement hexagonales et leurs projets concernant essentiellement des drones sous-marins d’exploration, les recherches qui en découleront vont bénéficier aux Outre-mer, a assuré la ministre Marie Guévenoux. « Les Outre-mer concentrent 97% de la ZEE et 80% de la biodiversité française. Évidemment, dès qu’on fait de la recherche sur les grands fonds marins, c’est forcément les Outre-mer qui sont concernés ».

« Grâce à ces recherches et à cette meilleure connaissance des fonds marins, on va pouvoir mieux connaître les risques sismiques, les risques de tsunami, de catastrophes naturelles. On va pouvoir aussi agir en préservation de la biodiversité, de l’environnement, avoir des connaissances sur la santé. C’est des choses qui sont extrêmement importantes » a ajouté aussi la ministre, qui rappelle également que l’Ifremer, institut de recherche bien présent en Outre-mer, est partenaire de la plupart des projets primés.

Parmi les onze projets lauréats, Océane Barre, responsable commerciale de l’entreprise Seabar, est venue expliquer le projet Seamap, en deux volets : « Le premier, c’est le déploiement d’une meute de dix drones équipés de capteurs innovants. Et le deuxième, c’est la mutualisation des données récoltées par ces drones dans une seule et même plateforme gratuite de données ». Pour « valider la technologie et la tester dans un environnement », Seaber a choisi l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. « L’intérêt de Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est que les fonds n’ont jamais été explorés, ne sont pas caractérisés, donc on a vraiment envie d’aller là-bas pour faire avancer la recherche de ces fonds marins ».

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