Les Bleus dévorent l’Italie et se qualifient en quarts de finales de la Coupe du Monde de rugby

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Si l’absence du magicien Antoine Dupont laissait craindre un affaiblissement de l’équipe de France, les Bleus n’ont laissé aucune chance aux Italiens (60-7). Première de son groupe, elle devrait rencontrer un adversaire autrement redoutable en quarts de finales : l’Afrique du Sud, le 15 octobre sur TNTV.

Publié le 06/10/2023 à 10:49 - Mise à jour le 06/10/2023 à 16:55

Si l’absence du magicien Antoine Dupont laissait craindre un affaiblissement de l’équipe de France, les Bleus n’ont laissé aucune chance aux Italiens (60-7). Première de son groupe, elle devrait rencontrer un adversaire autrement redoutable en quarts de finales : l’Afrique du Sud, le 15 octobre sur TNTV.

Les Bleus ont laissé peu d’espoir à leurs voisins transalpins. Dès la deuxième minute de jeu, Damien Penaud ajoute un essai à son compteur bien fourni. Thomas Ramos est toujours aussi sûr au pied, tant sur la transformation que sur la pénalité qui suit (10-0).

Ce sont ensuite les jambes de feu de l’autre ailier, le jeune Louis Bielle-Biarrey, qui effacent trois défenseurs (17-0).

Si les ailiers brillent, c’est aussi grâce à la puissance des avants français qui pilonnent la défense italienne, dominent les touches et les mauls. Mais c’est encore un formidable mouvement de la ligne arrière qui permet à Thomas Ramos de conclure avant de transformer. C’est la vingt-quatrième minute et la France mène déjà 24 à 0.

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Les avants italiens s’offrent une lueur d’espoir avec un essai en puissance… refusé après arbitrage vidéo en raison d’une charge dangereuse de Lorenzo Cannone sur Maxime Lucu, par ailleurs très solide dans sa lourde charge de numéro 9.

Il offre une passe à son partenaire de l’UBB, Matthieu Jalibert, qui offre à son tour un caviar de passe au pied pour un doublé de Damian Penaud, désormais à trois unités du record d’essais marqués en équipe de France, détenu par le légendaire Serge Blanco. À la mi-temps, tous les voyants sont déjà au vert pour les Bleus, avec une large avance (31-0), le point de bonus offensif, la qualification et la tête de la poule assurées, et aucun nouveau blessé.

Malgré la sortie de la star italienne Ange Capuozzo, les Bleus débutent moins fort la deuxième mi-temps. Mais les avants poussent, encore et encore, et la défense italienne laisse un espace exploité par Matthieu Jalibert (38-0), avant que la première ligne bleue soit enfin récompensée par un essai de son talonneur feu follet, Peato Mauvaka (45-0). C’est le moment que choisit Fabien Galthié pour faire entrer ses finisseurs.

Eux aussi veulent briller : le Futunien Yoram Moefana se mue en ailier pour creuser encore l’écart (52-0).

À neuf minutes de la fin du match, l’Italie retrouve quelques couleurs et Zuliani emporte deux défenseurs bleus accrochés à ses cuisses pour sauver l’honneur (52-7). Il ne sera pas dit que les Italiens auront été les derniers à marquer et Matthieu Jalibert offre la passe du doublé à Yoram Moefana (57-7), avant une ultime pénalité réussie par Melvyn Jaminet pour atteindre les 60 points.

Les Italiens sont éliminés, et les Bleus sont idéalement lancés vers leur quart de finale. Ils affronteront très probablement l’un des autres favoris, l’Afrique du Sud. Mais rien ne semble faire peur à ces Bleus. Ils espèrent compter dans leurs rangs sur le meilleur joueur du monde, Antoine Dupont. Mais peuvent déjà se satisfaire d’une ossature solide, complétée par le juvénile et néanmoins extraordinaire ailier Louis Bielle-Biarrey, aussi efficace en attaque qu’en défense. Il conquiert sa place de titulaire aux dépens de Gabin Villière.

Le quart de finale devrait toutefois se jouer devant. La première ligne française a montré sa solidité même sans le talonneur Julien Marchand, dont on attend le retour face à l’équipe considérée comme la plus dure au mal de la planète, et qui compte bien conserver son titre de championne du monde.

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