jeudi 23 septembre 2021
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Le Parlement vote la prolongation de l’état d’urgence sanitaire en Polynésie

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Le Parlement a donné jeudi son feu vert, par un large vote du Sénat, à une prorogation, jusqu'au 15 novembre, de l'état d'urgence sanitaire dans la grande majorité des territoires ultramarins dont la Polynésie, durement frappés par un rebond de l'épidémie de Covid-19.

Publié le 09/09/2021 à 9:04 - Mise à jour le 09/09/2021 à 9:58
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Le Parlement a donné jeudi son feu vert, par un large vote du Sénat, à une prorogation, jusqu'au 15 novembre, de l'état d'urgence sanitaire dans la grande majorité des territoires ultramarins dont la Polynésie, durement frappés par un rebond de l'épidémie de Covid-19.

Le Sénat dominé par l’opposition de droite a adopté à main levée, sans modifications, le projet de loi déjà voté largement mardi par l’Assemblée nationale. Seul le groupe CRCE à majorité communiste a voté contre.

La prolongation de l’état d’urgence qu’il autorise -qui permet d’instaurer ou maintenir des mesures de couvre-feu et de confinement-, concerne la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans les Antilles, ainsi que la Guyane, La Réunion et la Polynésie française.

La Nouvelle-Calédonie, où l’état d’urgence a été déclaré mercredi par décret et où un confinement strict est en vigueur, a été ajoutée à cette liste.

“Exempte de la Covid depuis 18 mois, ce territoire recense à cette heure 66 cas”, a indiqué le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, relevant que “la situation est d’autant plus alarmante que seuls 32% des Calédoniens ont reçu au moins une dose” de vaccin. “Ça va très très vite : on était à six cas quand j’ai présenté la situation en Conseil de défense hier (mercredi) matin”, a souligné le ministre de la Santé Olivier Véran sur France 2.

Le projet de loi prévoit également que si l’état d’urgence sanitaire était déclaré à Mayotte et Wallis-et-Futuna avant le 15 octobre, il serait là aussi en vigueur jusqu’au 15 novembre.

Concernant Mayotte, M. Lecornu a indiqué que le préfet avait pris “de nouvelles mesures de freinage”. “Les indicateurs épidémiques augmentent de manière continue”, a-t-il souligné. Depuis mercredi, le port du masque y est obligatoire dans l’espace public, en intérieur et en extérieur, et des jauges sont instaurées dans les commerces et lieux de culte, entre autres mesures de restriction.

Pour sa part le rapporteur LR Philippe Bas a soulevé le cas de Saint-Barthélemy, estimant qu’“il n’y a pas aujourd’hui de justification majeure à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire”. Le ministre a promis un desserrement “très progressivement” des mesures de freinage.

En Martinique, l’incidence “reste très élevée à 419 cas pour 100 000 habitants” et “78 patients sont toujours en soins critiques”, a-t-il indiqué. En Guadeloupe, “le taux d’incidence reste extrêmement élevé à 520 cas pour 100 000 habitants” et 54 personnes sont en soins critiques.

En Polynésie française, “l’épidémie a atteint son pic avec un taux d’incidence de plus de 2 860 cas pour 100 000 habitants”, 311 malades du Covid sont hospitalisés, dont 54 en réanimation (chiffres au 8 septembre).

En Guyane, “l’impact hospitalier est jusqu’à présent contenu, mais nous devons restés très vigilants au regard de la faible couverture vaccinale”. À La Réunion, les indicateurs sont en “baisse”, mais “une extrême vigilance reste de mise”.

Le ministre a également déploré que la vaccination se heurte à “un mur de défiance”, notamment aux Antilles. “En Guadeloupe, seulement 32% de la population totale a reçu une première injection et 20% dispose d’un schéma vaccinal complet”.

Le président du groupe Indépendants, Claude Malhuret, s’est livré de son côté à un virulent réquisitoire contre ceux “qui depuis des mois tentent de discréditer le vaccin, d’effrayer les Français”, dénonçant des “leaders de pacotilles” aux “certitudes acquises à l’université Facebook, section fake news”.

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