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Le ministre des Outre-mer se rend en Nouvelle-Calédonie et se pliera à la quatorzaine

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Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu s'envolera jeudi pour la Nouvelle-Calédonie où il va se plier à la quatorzaine obligatoire pour tout arrivant, afin de rencontrer les forces politiques calédoniennes, au lendemain du référendum sur l'indépendance, a-t-on appris lundi auprès du ministère des Outre-mer.

Publié le 05/10/2020 à 16:15 - Mise à jour le 06/10/2020 à 10:47
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Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu s'envolera jeudi pour la Nouvelle-Calédonie où il va se plier à la quatorzaine obligatoire pour tout arrivant, afin de rencontrer les forces politiques calédoniennes, au lendemain du référendum sur l'indépendance, a-t-on appris lundi auprès du ministère des Outre-mer.

Sébastien Lecornu, qui a repris en main le dossier calédonien – jusqu’à présent géré par Matignon- depuis sa nomination aux Outre-mer, “se rendra en Nouvelle-Calédonie jeudi, à la suite de la deuxième consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie”, a indiqué le ministère à l’AFP, confirmant une information du quotidien Les Nouvelles calédoniennes.

Sébastien Lecornu “se soumettra aux obligations sanitaires décidées par le gouvernement calédonien et effectuera une quatorzaine. Il quittera la Nouvelle-Calédonie le 30 octobre”, précise-t-on de même source.

Le ministre Lecornu devrait rencontrer toutes les forces politiques de l’archipel.

Le non à l’indépendance est arrivé en tête dimanche, avec 53,26 % des voix, mais perd plus de trois points par rapport au premier référendum du 4 novembre 2018, où les pro-France l’avaient emporté avec 56,7% des voix.

“C’est indispensable qu’il vienne pour prendre la mesure de la complexité du pays, et nous sortir de l’ornière référendaire”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Nouméa, le député Philippe Gomès, reprochant à l’Etat son “silence assourdissant” avant le référendum.

Le député espère que le ministre permettra de relancer le dialogue entre indépendantistes et non indépendantistes, au point mort depuis deux ans.

“Cette ligne du dialogue n’est plus une option mais une obligation”, a déclaré le leader de ce parti, aujourd’hui minoritaire et ardent défenseur d’un projet négocié.

Sans dialogue, “les indépendantistes peuvent être tentés par un dernier coup de rein et la Kanaky sans discuter, c’est ça qui nous pend au nez”, a-t-il ajouté, faisant allusion à la possibilité d’un troisième référendum d’ici 2022, comme prévu par les accords de Nouméa.

Pour le député Philippe Dunoyer, les résultats de dimanche “résonnent comme un coup de tonnerre dans le ciel calédonien”, soulignant qu’en deux ans, la progression du oui à l’indépendance a fait un bond de 20%. 

Calédonie Ensemble, qui a perdu le pouvoir en 2019, a mis en cause “la radicalité” de la campagne des Loyalistes (front de six partis non indépendantistes, dont le RN), qui s’est soldée par un “échec historique”, qui a “détourné du non l’électorat plus modéré ou hésitant”.

Lors d’un discours dimanche après le référendum, Emmanuel Macron a estimé que le moment était venu “d’appréhender les conséquences concrètes de tous les scénarios” pour l’avenir, invitant les partisans du oui à “accepter d’envisager l’hypothèse et les conséquences du non”, et les partisans du non à “accepter d’envisager l’hypothèse et les conséquences d’un oui”.

Une perspective dont s’est réjoui Calédonie Ensemble, qui prône un projet “conjuguant le oui et le non”

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