dimanche 29 novembre 2020
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La France va signer un accord avec la Chine sur les indications géographiques protégées

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Emmanuel Macron a annoncé lundi qu'un accord serait signé mercredi, à l'occasion de sa visite en Chine, sur les indications géographiques protégées (IGP) qui certifient l'origine des produits européens entrant sur le marché chinois.

Publié le 04/11/2019 à 10:17 - Mise à jour le 04/11/2019 à 10:20
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Emmanuel Macron a annoncé lundi qu'un accord serait signé mercredi, à l'occasion de sa visite en Chine, sur les indications géographiques protégées (IGP) qui certifient l'origine des produits européens entrant sur le marché chinois.

« Attendu depuis très longtemps », cet accord représentera « une avancée très importante, qui est le résultat d’une action commune » au niveau européen, a déclaré le chef de l’État français au premier jour de sa visite en Chine. « Il permet de favoriser le commerce et les échanges en protégeant nos marques, notre savoir-faire », a-t-il ajouté. Et il démontre que « nous savons bâtir, de manière réaliste, un agenda commercial positif », selon lui.

Cet accord sera signé en marge des entretiens qu’auront mercredi à Pékin le président chinois Xi Jinping et son homologue français, sur fond de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Il concerne 100 IGP européennes dont 26 françaises, essentiellement des vins, spiritueux et fromages: Beaujolais, Bordeaux, Bourgogne, Chablis, Champagne, Graves (Graves de Vayres), Médoc, Saint-Emilion, Haut-Médoc, Alsace, Côtes du Rhône, Côtes de Provence, Margaux, Pays d’Oc, Pauillac, Pessac-Léognan, Pomerol, Languedoc (Coteaux du Languedoc), Côtes du Roussillon, Châteauneuf-du-Pape, Calvados, Cognac, Armagnac, Pruneaux d’Agen-Pruneaux d’Agen mi-cuits, Comté et Roquefort. Enfin, celui de la genièvre est une appelation partagée avec les Pays-Bas et l’Allemagne.

Cet accord avait été discuté lors de la visite en mars de Xi Jinping à Paris, pour laquelle Emmanuel Macron avait convié la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L’objectif était de démontrer que les pays européens devaient davantage se coordonner pour mieux peser face à la Chine.

« Plus on joue en franco-allemand et surtout en Européens, plus on a de la crédibilité et des résultats », a répété le chef de l’État français en s’adressant à des chefs d’entreprises français et allemands qui participent à la Foire aux importations de Shanghai, qu’il visitera mardi avec Xi Jinping.

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