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En métropole, un projet de surf park près de l’océan fait polémique

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Surfer "une vague parfaite" mais artificielle à 10 km de l'océan ? Le futur surf park à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique) affiche l'ambition de développer les sports de glisse, mais est contesté par des militants écologistes, qui dénoncent un projet "absurde" sur des terres agricoles.

Publié le 26/07/2019 à 15:49 - Mise à jour le 05/08/2019 à 9:20
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Surfer "une vague parfaite" mais artificielle à 10 km de l'océan ? Le futur surf park à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique) affiche l'ambition de développer les sports de glisse, mais est contesté par des militants écologistes, qui dénoncent un projet "absurde" sur des terres agricoles.

« Rappelons que si nous sommes là, c’est pour éviter le sacrifice de huit hectares de terres agricoles », a réaffirmé le collectif Terres communes, avant un rassemblement samedi contre ce projet de bassin géant, générateur de vagues artificielles propices aux sports de glisse, surf en tête. À 10 km de l’océan atlantique et de ses rouleaux naturels, la « Bergerie surf camp » prévoit d’accueillir en 2022 des sportifs et des scolaires dans un bassin de 11 000 m3 d’eau « en circuit fermé ». À raison d’un kilowattheure par vague en moyenne, ils pourront glisser sur « une vague parfaite » pendant « un temps de surf de vingt secondes », selon Nouvelle Vague, à l’initiative depuis 2014 de ce projet estimé à 1,8 milliard de Fcfp (15 millions d’euros).

Une école de surf, affiliée à la Fédération française de surf, devrait voir le jour avec, en ligne de mire, de potentielles retombées induites par les Jeux olympiques de 2024. Mais pour ses opposants, le surf park est un « projet absurde ». « Nous sommes contre un projet qui consommera à la fois beaucoup d’énergie et des millions de litres d’eau par an dans un contexte de sécheresse et de restriction hydrique, qui participera à la destruction toujours plus grandissante de notre autonomie alimentaire, de la biodiversité, du climat et de la vie sociale du territoire », a déclaré le collectif Terres communes.

Un rassemblement est prévu à Saint-Père-en-Retz, samedi à 14h30, une semaine après une première mobilisation qui a tourné court. Les opposants ont dû rapidement quitter le site, propriété de Nouvelle Vague. 

Nouvelle ZAD ?

Le collectif Terres communes entend occuper les lieux jusqu’à l’arrêt du projet, dénonçant un dossier qui a évolué en catimini. Refusant d’utiliser le terme de ZAD – référence à la lutte voisine de Notre-Dames-des-Landes contre le projet d’aéroport – les militants revendiquent l’installation d’une ZAP pour « Zone à Protéger » ou « Zone d’Autonomie Paysanne ».

« Depuis le début on suit les règles », se défend Thibaut Coutansais, coporteur du projet, estimant que « ce n’est pas du greenwashing ». Quatre hectares seront dédiés aux aménagements paysagers ou à l’éco-pâturage, assure-t-il. « Le bassin fait 17 000 m2, les bâtiments 1 000 m2 et après on mutualise les parkings. Tout le reste c’est de l’aménagement paysager », ajoute-t-il, réfutant « l’argument d’une bétonisation des terres agricoles ».

Pour les besoins du futur surf park, la communauté de communes a déclassé les huit hectares concernés, auparavant classés « espace agricole pérenne ». Mais elle a, en compensation, reclassé douze autres hectares comme terres agricoles, assure Nouvelle Vague. 

La commune de Saint-Père-en-Retz et ses administrés continuent à soutenir le projet, y voyant l’occasion de développer l’attractivité du village et l’emploi. 

« Ce projet n’a pas de sens : comment peut-on construire un parc pour faire du surf artificiel à 10 km de la mer alors que nous sommes face à l’urgence foncière ? », a tonné Philippe Grosvalet, président (PS) du département de Loire-Atlantique… Il avait pourtant émis un avis favorable mais prône désormais « une rupture franche avec le modèle d’aménagement utilisé », qui a conduit à une artificialisation des sols galopante.

Après une enquête publique fin 2018, Nouvelle vague a annoncé une réunion d’information d’ici à début 2020, après la remise de tous les rapports environnementaux et avant la délivrance du permis de construire. « Il faut éviter de se retrouver dans un nouveau conflit sur le foncier comme on a pu le vivre à Notre-Dame-des-Landes », a ajouté Philippe Grosvalet, en appelant à l’État pour « sortir par le haut de ce dossier ».

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