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Des centaines de milliers d’Américains défilent contre Trump

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Publié le 20/01/2017 à 9:19 - Mise à jour le 20/01/2017 à 9:19
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La manifestation, née d’un simple appel sur Facebook émanant d’une grand-mère, Teresa Shook, et organisée le lendemain de l’investiture du républicain, témoigne à elle seule de la fracture de la société américaine.
Dans la capitale, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275 000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée, soit 50% de plus que pour l’investiture de M. Trump la veille à la même heure, selon l’autorité de transport WMATA.
Les organisateurs ont en outre relevé leur estimation de participation de 200 000 à 500 000 personnes, selon le maire adjoint de Washington, Kevin Donahue.

La foule était particulièrement compacte sur Independence Avenue à Washington où des centaines de milliers de personnes ont marché jusqu’aux abords de la Maison Blanche.
Des milliers de personnes qui n’avaient pas pu y accéder marchaient sur le National Mall voisin, l’esplanade du centre de la capitale, où vendredi une foule de partisans de Donald Trump ont assisté à son investiture comme 45e président des Etats-Unis.
L’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, qui a quitté ses fonctions vendredi, figurait parmi les manifestants.
La mobilisation pour M. Trump “était vraiment faible. Ca ne ressemblait pas du tout à l’investiture d’Obama où le pays tout entier était sincèrement heureux”, a souligné Kathy Small, une professeur de 67 ans venue d’Arizona.
Donald Trump n’aurait réussi à rassembler qu’environ un tiers de la foule qui avait acclamé Barack Obama en 2009 (1,8 million de personnes), selon un expert cité par le New York Times.

Plusieurs autres manifestations avaient également lieu à Boston, New York (nord-est), Denver (ouest) ou Los Angeles (ouest), où 150 000 personnes étaient attendues.
A Chicago (nord), la marche s’est transformée en rassemblement compte tenu de l’affluence et réunissait quelque 250 000 personnes, selon les organisateurs.

Des marches similaires ont réuni des dizaines de milliers de personnes dans les villes d’autres pays, comme Sydney, Londres ou Paris.
“L’espoir, pas la peur”, “merci de vous lever, de vous exprimer et de marcher pour nos valeurs @womensmarch. Important comme jamais. Je crois vraiment que nous sommes toujours plus forts ensemble”, a tweeté à leur adresse l’ancienne rivale démocrate de M. Trump, Hillary Clinton.
“De toute ma vie, je n’aurais jamais pensé que l’Amérique puisse avoir un Président en qui je n’ai pas confiance et que je ne respecte pas. Ses liens avec la Russie me terrifient”, a dit à l’AFP Gerri Ingerson, 58 ans, qui dirige une agence de voyage à Baltimore.
Plusieurs personnalités sont venus soutenir la marche de Washington. “Je ne pense pas que (Trump) ait accédé au pouvoir. Le pouvoir est ici”, a lancé le cinéaste Michael Moore. “Je (vous) respecte (Donald Trump) mais je demande que vous me souteniez, moi, ma soeur, ma mère”, a ajouté l’actrice Scarlett Johansson.
Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat (“pussy hats”), devenus le symbole de l’opposition à Donald Trump.
Le terme “pussy” désigne en anglais l’animal domestique, ou le sexe féminin. C’est ce mot que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir “attraper” les femmes “par la chatte”.

Le nouvel homme le plus puissant du monde n’a pas réagi à cet événement, mais a tweeté qu’il était “honoré de vous servir, le grand peuple d’Amérique, en tant que 45e président des Etats-Unis”.
Donald Trump a assisté samedi matin à la cathédrale nationale de Washington à un office oecuménique.
Puis la famille présidentielle a joué au bowling à la Maison Blanche, a indiqué sur Twitter le fils du nouveau président, Donald Jr.
Le président s’est rendu l’après-midi au siège de la CIA, en banlieue de Washington, “impatient de remercier les hommes et les femmes de la communauté du renseignement”, selon son porte-parole Sean Spicer. Une visite lourde de symboles après ses critiques contre les agences américaines de renseignement.

Jamais depuis 40 ans un président des Etats-Unis n’a suscité une telle défiance à sa prise de fonctions.
Avant même d’avoir achevé ses premières 24 heures à la Maison Blanche, le nouveau président républicain se retrouve interpellé par de multiples catégories d’Américains d’origines très diverses, mais fédérés par une même inquiétude.
“Je ne peux pas soutenir un programme de haine et d’intolérance”, a déclaré à Washington Michele Phillips, 45 ans, venue de Troy, dans l’Etat de New York.

AFP

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