vendredi 20 septembre 2019
A VOIR

|

De plus en plus de requins menacés d’extinction

Publié le

Publié le 21/03/2019 à 9:27 - Mise à jour le 21/03/2019 à 9:27
Lecture 3 minutes

Quelque 17 espèces de raies et requins sur les 58 dernièrement évaluées sont désormais classées à risque d’extinction, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui publie un bilan plus détaillé et inquiétant que les précédents. “Nos résultats sont alarmants, mais pas surprenants”, souligne Nicholas Dulvy, professeur à l’université Simon Fraser (Canada) et co-président du Groupe d’experts requins de l’UICN (174 spécialistes issus de 55 pays) : ces animaux, qui ont une croissance particulièrement lente, “sont très recherchés et ne bénéficient pas de mesures de protection contre la surpêche”.

>>> Lire aussi : Un havre pour requins-marteaux découvert aux Galapagos

Un des cas les plus préoccupants est celui du requin-taupe bleu, le plus rapide de tous, classé “en danger”. La population de ce poisson qui peut faire des pointes de vitesse à 70 km/h, s’est épuisée dans le monde entier, avec un déclin de 60% dans l’Atlantique sur 75 ans. L’animal, apprécié pour sa viande et ses ailerons très prisés des Chinois, est la cible de flottes de pêche puissantes, notamment celles de l’UE.

> Plus de 400 espèces de requins

Son cousin, le petit requin-taupe, est aussi jugé “en danger”. Jusqu’ici classées “vulnérables”, ces deux espèces sont désormais dans la même catégorie que l’éléphant d’Asie et la baleine bleue. En mai, les États du monde sont appelés à se prononcer, sur proposition mexicaine, sur l’inscription des requins-taupes à l’annexe II de la Cites, la Convention sur le commerce international d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction. Un tel statut imposerait une régulation de leur pêche.

Dans cette nouvelle Liste rouge, six espèces sont classées en “danger critique”, dont trois pour la première fois. Onze autres sont soit “en danger” soit “vulnérables”.

Les requins comptent plus de 400 espèces, dont le groupe de l’UICN a entrepris de dresser le bilan.

> “Les pêcheries de thon sont en fait des pêcheries de requin”

Pour les animaux terrestres, les experts s’intéressent aux tailles de populations et à la répartition géographique. Pour le milieu marin, ils étudient le rythme du déclin des effectifs, ce qui nécessite des points de référence, chose délicate surtout en haute mer.

C’est seulement depuis une dizaine d’années que les scientifiques ont pu établir ces points de départ, à l’aide notamment des thoniers, contraints de recenser leurs prises accessoires, entre autres de requins. “Au bout de dix ans, on sait que la situation est bien pire qu’on ne l’avait imaginé”, dit M. Dulvy. Et si les thoniers contrôlent mieux leurs prises de thon, certains pêcheurs profitent des prises collatérales de requins.

Dans l’océan Indien, au large des côtes de la mer d’Arabie et du golfe du Bengale, “les pêcheries de thon sont en fait des pêcheries de requin, avec des prises accessoires de thon”, note M. Dulvy. 

Inversement, les raies et requins en assez bon état (“de préoccupation mineure”) sont ceux dont la chair n’est pas prisée, comme la pastenague violette, ou vivant à de trop grandes profondeurs pour les engins de pêche, comme le requin grande-gueule.

 
Les experts de l’UICN appellent donc à “l’adoption immédiate de limites de capture, ainsi qu’à l’interdiction du débarquement des espèces ‘en danger’ ou ‘en danger critique d’extinction'”.

Le groupe a étudié la situation de l’Australie, pays en pointe en matière de conservation. “Plus de la moitié des espèces australiennes évaluées ont été classées ‘de préoccupation mineure’ grâce, en grande partie, à l’application de limites de capture”, selon Peter Kyne, de l’université Charles Darwin.

>>> Lire aussi : Le nombre d’attaques de requins en baisse en 2018 dans le monde

“Les neuf requins australiens en grand danger sont pour l’essentiel des espèces d’eau profonde qui ont une croissance exceptionnellement lente et sont donc mal équipées pour résister à une pression halieutique même modeste”, dit-il, citant l’aiguillat aux yeux verts, dont la gestation de près de trois ans est la plus longue du règne animal.

Les requins peuplent les océans depuis 400 millions d’années, et jouent un rôle de premier plan dans la chaîne alimentaire. Selon une étude de 2013, quelque 100 millions d’entre eux sont pêchés chaque année.
 

Rédaction web avec AFP

La petite fourmi de feu : un désastre écologique

Elle est l’une des 100 espèces les plus envahissantes au monde : la petite fourmi de feu ou fourmi électrique dévaste tout sur son passage. Originaire d’Amérique centrale et du sud, elle a été signalée pour la première fois en 2004 à Mahina. Elle est présente aujourd’hui à Tahiti, Moorea, Rurutu, Huahine ou encore à Bora Bora... Le dossier de la rédaction :

Le drame des violences conjugales en Polynésie française

La secrétaire d’État Marlène Schiappa a annoncé mettre en place un Grenelle spécifique aux territoires d’outre-mer le 25 novembre. Quel est le constat de cette violence en Polynésie et quelles sont les aides dont bénéficient les victimes ?

Ligue 1 Football : le point sur les grands changements avant la reprise

En football, après 2 longs mois d’arrêt, les footballeurs de ligue 1 reprennent petit à petit le chemin des terrains. L’occasion pour nous de faire le point sur les grands chantiers de l’intersaison avec en ligne de mire le mercato hivernal.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Grands projets : “cela va voir le jour” assure...

L’ouverture de la session budgétaire de l’assemblée s’est tenue ce matin avec les discours des présidents de l’hémicycle de Tarahoi, Gaston Tong Sang, et celui de la Polynésie Française, Edouard Fritch. Ce dernier a dressé un bilan d’étape de son gouvernement et donné les orientations à venir. Un bilan jugé positif pour la majorité, mais très critiqué par l’opposition.

La petite fourmi de feu : un désastre écologique

Elle est l’une des 100 espèces les plus envahissantes au monde : la petite fourmi de feu ou fourmi électrique dévaste tout sur son passage. Originaire d’Amérique centrale et du sud, elle a été signalée pour la première fois en 2004 à Mahina. Elle est présente aujourd’hui à Tahiti, Moorea, Rurutu, Huahine ou encore à Bora Bora... Le dossier de la rédaction :

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

© Copyright 2019 - Tahiti Nui Télévision | Mentions légales | Conditions générales d'utilisation |