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Dans le monde, une Journée des droits des femmes dans l’ombre du coronavirus

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Du Pakistan à la Belgique en passant par l'Asie centrale, des milliers de femmes et d'hommes ont manifesté dimanche à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, même si de nombreux rassemblements avaient été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus

Publié le 08/03/2020 à 13:19 - Mise à jour le 08/03/2020 à 13:20
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Du Pakistan à la Belgique en passant par l'Asie centrale, des milliers de femmes et d'hommes ont manifesté dimanche à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, même si de nombreux rassemblements avaient été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus

Pakistan

Des milliers de femmes ont défié la société ultra-patriarcale du Pakistan dans plusieurs villes, aux cris de « Donnez-moi ce qui est à moi » et « Nous voulons la liberté ».

A Islamabad, des conservateurs leur ont lancé des bâtons et des pierres, blessant certaines et forçant d’autres à se mettre à l’abri jusqu’à ce que la police intervienne.

Philippines

A Manille, des centaines de femmes et d’hommes ont brûlé une effigie du président philippin Rodrigo Duterte, accusé de misogynie.

Soudan

Les femmes avaient été à l’avant-garde de la contestation qui a abouti à la chute de Omar el-Béchir. Onze mois plus tard, des dizaines de militantes soudanaises ont exprimé leur déception devant le ministère de la Justice à Khartoum.

Kirghizstan

La police kirghize a arrêté des dizaines de manifestantes — officiellement pour les protéger — après que des hommes masqués les eurent attaquées, selon un correspondant de l’AFP. Les assaillants ont arraché leurs pancartes et leur ont lancé des œufs avant de prendre la fuite.

Turquie

Pas de manifestation à Istanbul : pour la deuxième année consécutive, le gouvernement avait interdit tout rassemblement pour la Journée internationale des droits des femmes. Plusieurs centaines d’entre elles qui souhaitaient manifester ont été dispersées par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogène. « Longue vie à la lutte féministe » pouvait-on lire sur la pancarte d’une manifestante.

Italie

Dans un pays paralysé par l’épidémie de coronavirus, le président Sergio Mattarella a dans un message vidéo « rendu hommage aux femmes, et elles sont nombreuses, qui travaillent dans les hôpitaux .. dans les « zones rouges » (en quarantaine) pour lutter contre la propagation du virus ».

Belgique

Environ 6 300 personnes ont manifesté à Bruxelles dimanche. Une des associations participantes, le Collecti.e.f 8 mars, a appelé les femmes de Belgique à arrêter toute forme de travail les 8 et 9 mars, sous le slogan « On s’arrête toutes, on arrête tout, on s’arrête partout », afin de dénoncer les inégalités et la discrimination.

 France

A Paris, des militantes féministes ont déployé une banderole au pied du Panthéon, proclamant « Aux femmes, la matrie reconnaissante ». 

D’autres manifestantes s’étaient déguisées (bleu de travail et fichu rouge) en « Rosie la riveteuse », « icône de toutes les travailleuses invisibles ». A 15h40 – heure théorique où les femmes cessent d’être rémunérées compte tenu des écarts de salaires entre les sexes -, elles ont jeté leurs gants de ménage, manière de protester contre les inégalités de salaire et de répartition des tâches ménagères.

Espagne

Une marée violette à Madrid, mais moins massive qu’en 2019 en raison des craintes liées au coronavirus : environ 350.000 femmes sont descendues dans les rues de la capitale pour défendre leurs droits. Des dizaines de milliers se sont aussi mobilisées dans les grandes villes du pays.

Chili

« Un violeur sur ton chemin » : la performance du collectif chilien LasTesis, devenu un hymne mondial contre les violences envers les femmes, a été la grande star du défilé à Santiago, qui a réuni entre 125.000 et 500.000 manifestantes, selon les chiffres de la police et des organisatrices. 

Le cortège, long de 4 km, s’est arrêté à plusieurs reprises pour que les manifestantes puissent reprendre la chorégraphie chantée qui dénonce les manquements des institutions dans la lutte contre les violences machistes. 

Brésil

Au-delà des revendications habituelles sur l’égalité entre les sexes et les violences machistes, des milliers de Brésiliennes ont défilé à Sao Paulo et dans plusieurs autres villes sous le mot d’ordre « il ne peut pas continuer », une allusion aux nombreux dérapages machistes du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Equateur

A Quito, au milieu d’une manifestation réunissant plusieurs milliers de femmes pour défendre leurs droits, une trentaine d’Amérindiennes en tenue traditionnelle et le visage couvert de peintures colorées, ont dansé pour la défense de la forêt amazonienne. 

SourceAFP

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