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Croisade contre le burkini sur les plages

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Publié le 14/08/2016 à 10:37 - Mise à jour le 14/08/2016 à 10:37
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« Ce n’est pas contre la religion musulmane mais pour éviter que l’intégrisme ne se propage », a expliqué le maire socialiste par téléphone. Premier maire de gauche à prendre une telle mesure, Ange-Pierre Vivoni se dit « prêt à défendre bec et ongles » son arrêté.
 
Ange-Pierre Vivoni avait réuni dimanche soir un conseil municipal extraordinaire au lendemain d’une violente rixe entre jeunes Corses et familles d’origine maghrébine ayant fait cinq blessés.
 
D’autres élus de Haute-Corse, notamment de droite, comme le député-maire LR de Biguglia Sauveur Gandolfi-Scheit ou le maire d’Aléria Ange Fraticelli, ont appelé le maire de Sisco pour lui apporter leur soutien et lui signifier leur intérêt pour son arrêté.
 
« Je ne suis absolument pas raciste; je souhaite protéger la population, et notamment la population musulmane, de ma commune, car je pense qu’ils sont les premières victimes de ces provocations extrémistes », a-t-il continué.
 
Ange-Pierre Vivoni a témoigné à l’AFP d’une ambiance tendue depuis quelques temps dans sa commune au sujet de la religion: « j’ai reçu il y a deux semaine une Maghrébine mariée à un Corse et qui se plaignait de recevoir des menaces ».
 
L’arrêté anti-burkini sera enregistré dès mardi en préfecture, a précisé Ange-Pierre Vivoni, qui a dit s’appuyer sur deux arrêtés similaires, notamment celui de la mairie de Cannes, validé par la justice.
 
Le 28 juillet, le maire Les Républicains (LR) de Cannes, David Lisnard, avait pris un arrêté interdisant le port du burkini, une tenue de bain utilisée par les femmes musulmanes désireuses de recouvrir leur corps entièrement, à l’exception du visage et des mains. Le 5 août, le maire, lui aussi LR, de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait pris la même décision.
 
Selon des témoins, la rixe de samedi sur la plage de Sisco avait éclaté alors que plusieurs femmes qui se baignaient en burkini étaient prises en photo par des touristes. 
 
Une enquête en flagrance a été ouverte « pour violence en réunion », pour « établir l’origine » des faits de samedi, selon le parquet de Bastia. 
 

AFP

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