jeudi 9 juillet 2020
A VOIR

|

Covid-19 : l’OMS suspend les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine par sécurité

Publié le

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Publié le 25/05/2020 à 12:21 - Mise à jour le 25/05/2020 à 13:25
Lecture 2 minutes

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution.

Cette décision prise samedi fait suite à la publication d’une étude la veille dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine contre le Covid-19, a indiqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle.

L’OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l’hydroxychloroquine, baptisés « Solidarité », dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19.

Actuellement, « plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3 500 patients ont été recrutés dans 17 pays », a expliqué le patron de l’OMS.

Selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l’hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque.

L’étude a analysé des données d’environ 96 000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15 000 d’entre eux ont reçu l’une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l’antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81 000 malades du groupe témoin n’ayant pas reçu ce traitement.

Les essais menées par l’OMS et ses partenaires concernant l’hydroxychloroquine seront suspendus le temps que « les données » recueillies par les essais Solidarité « soient examinées », a indiqué M. Tedros.

« Il s’agit d’une mesure temporaire », a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l’OMS.

L’hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Connue en France sous le nom de Plaquénil, l’hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

L’hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine. 

L’effervescence autour de l’hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s’en est fait l’apôtre, au point d’en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif. Il a néanmoins indiqué dimanche avoir arrêté. « Terminé, je viens de terminer », a-t-il dit dans une interview à Sinclair Boradcasting. « Et, au fait, je suis toujours en vie. Pour autant que je sache, je suis là ».

Au Brésil, le ministère de la Santé a lui recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints.

Lundi, le chef de l’OMS a tenu à rappeler qu’hydroxychloroquine et chloroquine « sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme ».

Vers une deuxième vague ?

Apparu fin décembre en Chine, le nouveau coronavirus a fait près de 345 000 morts sur la planète. Alors qu’il n’existe aucun traitement, ni vaccin, de nombreux pays ont entamé leur déconfinement tout en maintenant les distances de sécurité et les gestes barrières pour éviter une possible deuxième vague.

Interrogé sur cette hypothèse, Michael Ryan, chef du programme d’intervention d’urgence à l’OMS, ne l’a pas écartée, indiquant qu’elle « pourrait être une réalité dans de nombreux pays dans un certain nombre de mois ».

Mais « nous ne pouvons pas déduire du fait que la maladie soit en recul, qu’elle va continuer à le faire, et que nous aurons alors plusieurs mois pour nous préparer à une deuxième vague », a-t-il prévenu. Si nous agissons de la sorte, « nous pourrions avoir un deuxième pic dans la foulée de la vague » qui vient d’avoir lieu, a-t-il ajouté. 

SourceAFP

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Essais nucléaires, 54 ans après : une situation « dramatique et...

Ce jeudi 2 juillet marque le 54ème anniversaire du premier tir des essais nucléaires en Polynésie. L’association 193 s’est réunie pour un sit-in devant le haut-commissariat. Une manifestation en mémoire des victimes des essais nucléaires et pour que justice soit rendue.

Le colonel Boudier quitte la Polynésie après 3 ans...

La gendarmerie va bientôt changer de commandement. Le colonel Frédéric Boudier quitte le fenua après trois ans à la tête de la gendarmerie en Polynésie française.

La légende du lion, le retour du roi à...

Plus d'une heure de spectacle dans lequel une dizaine d'artistes danseurs, chanteurs, comédiens, donnent vie à des chansons originales et inédites, vêtus de costumes fabriqués dans la pure tradition africaine : La comédie musicale La légende du lion, le retour du roi sera jouée à Tahiti en octobre.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV