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Covid-19 : le Japon assouplit ses restrictions frontalières

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Le Japon va alléger ses restrictions strictes aux frontières pour permettre aux étudiants et travailleurs étrangers d'entrer dans le pays, mais les touristes resteront bannis pour l'heure en raison de la pandémie, a annoncé jeudi le Premier ministre Fumio Kishida.

Publié le 17/02/2022 à 10:33 - Mise à jour le 17/02/2022 à 14:39
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Le Japon va alléger ses restrictions strictes aux frontières pour permettre aux étudiants et travailleurs étrangers d'entrer dans le pays, mais les touristes resteront bannis pour l'heure en raison de la pandémie, a annoncé jeudi le Premier ministre Fumio Kishida.

À partir du 1er mars, “nous autoriserons les nouveaux visiteurs, à l’exception des touristes”, a déclaré M. Kishida lors d’une conférence de presse, tout en soulignant que la question de l’ouverture au tourisme était encore débattue et qu’il n’y avait pas de date arrêtée à ce stade.

Cela ne se traduira pas pour autant par un afflux immédiat d’entrants, puisque le nombre de nouveaux arrivants quotidiens restera plafonné. Le quota sera toutefois porté à 5 000 personnes par jour, contre 3 500 actuellement, a ajouté le Premier ministre.

Ces annonces font suite à une pression croissante exercée sur son gouvernement par les milieux d’affaires et universitaires, qui s’insurgeaient contre les restrictions aux frontières japonaises, les plus sévères parmi les pays du G7. Une nette majorité de l’opinion publique nippone était toutefois favorable à cette politique, selon les sondages.

Plus de 400 000 personnes munies d’un visa attendaient de pouvoir entrer au Japon au 4 janvier, a précisé jeudi à l’AFP un responsable de l’Agence japonaise de l’immigration. Plus de 150 000 d’entre elles étaient des étudiants et 129 000 autres des travailleurs embauchés dans le cadre d’un programme de formation technique qui constitue une main-d’œuvre étrangère cruciale pour l’industrie japonaise.

Un peu d’espoir

Le Japon a fermé ses frontières à partir de mars 2020, empêchant même initialement des étrangers ayant un statut de résident du pays de revenir.

En novembre, Tokyo avait assoupli les règles pour permettre à des étudiants et travailleurs étrangers d’entrer dans le pays, avant de faire rapidement marche arrière dès l’émergence du variant Omicron.

Ayant évité des confinements stricts, le Japon a fait de la fermeture des frontières une pièce maîtresse de sa lutte contre la pandémie. Il a été de fait relativement épargné par la crise sanitaire, avec quelques 21 000 décès recensés depuis deux ans.

Les citoyens japonais et les résidents étrangers autorisés à revenir jusqu’à présent étaient soumis à des quarantaines allant jusqu’à deux semaines, avec des tests PCR avant et après leur entrée sur le territoire. Ces restrictions n’ont toutefois pas empêché la vague Omicron de déferler sur l’archipel nippon à partir de début janvier.

Des responsables politiques locaux ont pointé du doigt les bases militaires américaines au Japon, qui ne sont pas soumises aux règles sanitaires édictées par Tokyo.

Après un pic autour de 100 000 nouveaux cas d’infections quotidiennes début février, la vague Omicron au Japon semble désormais refluer. “Nous nous dirigeons vers la fin de la sixième vague”, a estimé jeudi M. Kishida. “Il faut rester vigilant”, a-t-il affirmé, “mais nous voulons œuvrer ensemble pour que la vie revienne à la normale autant que possible”.

Les durées de quarantaine vont aussi être réduites, en passant à 3 jours contre 7 actuellement, a-t-il ajouté. En outre, les voyageurs en provenance de pays considérés à faible risque sanitaire et disposant de trois doses de vaccin seront exemptés de quarantaine.

Beaucoup d’étudiants étrangers étaient pressés de savoir s’ils pourraient enfin entrer au Japon car le nouveau cycle universitaire démarre en avril dans le pays, selon Davide Rossi, un entrepreneur italien installé au Japon qui a fait campagne pour l’accès des étudiants étrangers.

Certains étaient “sur le point d’abandonner, mais maintenant avec ces annonces ils ont un peu d’espoir”, a dit M. Rossi à l’AFP.

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