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Coronavirus : le coût du fret en Outre-mer multiplié par deux ou trois, reconnait Girardin

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Le coût du fret en Outre-mer a bien été multiplié par "deux ou trois" à cause de la crise du coronavirus qui a limité les liaisons aériennes, a reconnu mardi la ministre des Outre-mer Annick Girardin, devant les députés, en évoquant une "réouverture" des territoires d'Outre-mer "au-delà de juin".

Publié le 05/05/2020 à 9:47 - Mise à jour le 05/05/2020 à 10:04
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Le coût du fret en Outre-mer a bien été multiplié par "deux ou trois" à cause de la crise du coronavirus qui a limité les liaisons aériennes, a reconnu mardi la ministre des Outre-mer Annick Girardin, devant les députés, en évoquant une "réouverture" des territoires d'Outre-mer "au-delà de juin".

La crise sanitaire « a en effet une influence, une conséquence sur les coûts du fret aérien national et international. Vous avez raison, c’est deux fois, trois fois le prix », a déclaré la ministre, en réponse au député Sébastien Jumel (GDR). 

La cause : « Tout simplement parce que en temps normal, 60% du fret aérien est financé par le prix des billets des passagers. Mais aujourd’hui les compagnies aériennes ont perdu 90% de leur passagers, sur la totalité de notre planète », a-t-elle poursuivi.

Les territoires ultramarins sont également touchés par la pandémie, mais dans une moindre mesure, et pour les protéger, « depuis le 23 mars, nous avons décidé de limiter les vols » vers ces destinations, « voire de les supprimer dans certains cas, comme à Mayotte où nous passons avec un pont aérien à partir de La Réunion », a rappelé la ministre.

« Il y a eu des incidences sur les prix. On passe de 4 à 5 euros le kilo (entre 477 et 596 Fcfp le kilo de fret, ndlr), à 10 à 12 euros le kilo (entre 1193 et 1431 Fcfp) aujourd’hui », a souligné Annick Girardin, qui a reconnu que le gouvernement « savait qu’il y aurait un impact quand on décidé de limiter les vols (…) mais la priorité était la santé ».

Elle a rappelé que le gouvernement avait cependant maintenu une « continuité territoriale minimale » de deux ou trois liaisons par semaine, qui sont effectuées « au coût d’avant », y compris pour le fret.

« On travaille aussi à une aide, et on travaille surtout au-delà du mois de juin, à une réouverture des territoires d’Outre-mer », a-t-elle indiqué, sans plus de précision.

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