mercredi 15 juillet 2020
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Coronavirus : conséquences économiques sur dix ans en Outre-mer, selon une étude

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Les conséquences économiques du confinement en Outre-mer "se feront probablement sentir pendant les dix prochaines années", alerte lundi l'Association des CCI d’Outre-mer (ACCIOM), qui évalue à "60 000" le nombre d'emplois menacés dans ces territoires.

Publié le 01/06/2020 à 15:10 - Mise à jour le 01/06/2020 à 15:46
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Les conséquences économiques du confinement en Outre-mer "se feront probablement sentir pendant les dix prochaines années", alerte lundi l'Association des CCI d’Outre-mer (ACCIOM), qui évalue à "60 000" le nombre d'emplois menacés dans ces territoires.

Dans une étude sur l’impact de la crise du Covid-19 sur les économies d’Outre-mer, l’association souligne que si les entreprises ultramarines « ne retrouvent une activité normale qu’au 1er septembre », l’impact économique, déjà très lourd en Outre-mer, « doublera ». 

Selon cette étude, les Outre-mer ont connu en moyenne « une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 12 millions d’euros (environ 1.4 milliard de Fcfp) par jour de confinement ». Selon les géographies, ces pertes vont de 5 (Guyane) à 24 millions d’euros (La Réunion). 

« Les entreprises ultramarines devraient être plus affectées par la crise que leurs homologues métropolitaines », analyse l’ACCIOM, en raison de « la contribution relativement plus importante des services de proximité (commerce, services aux entreprises et aux ménages) au PIB marchand ». 

Cependant, le confinement devrait globalement entraîner une baisse de 5% en moyenne du PIB des économies ultramarines pour 2020, contre 6% en France hexagonale, en raison « d’une contribution des administrations publiques au PIB plus importante qu’en métropole », et d’une durée du confinement parfois « plus courte » (Calédonie et Polynésie).

Mais « une reprise rapide (d’ici à 2023) et soutenue jusqu’en 2025 (afin d’éponger les pertes) suppose une croissance extrêmement vigoureuse mais qui apparaît hors de portée de la plupart » des territoires, poursuit l’étude.

Selon l’ACCIOM, « l’ampleur de la crise pourrait être beaucoup plus importante si le redémarrage complet des activités ne s’effectuait qu’en septembre ». Cela se traduirait « par un doublement des pertes enregistrées » pendant le confinement, et un recul du PIB autour de « 10% sur l’année ». 

« Il faut tout faire pour accélérer la reprise », juge l’association, qui considère comme « un véritable coup dur », notamment pour le secteur touristique, les restrictions à la circulation maintenues pour l’instant en Outre-Mer, et appelle à « des actions volontaristes (et d’ampleur) en faveur de la consommation des ménages ».

Elle suggère par exemple une « baisse ciblée de l’impôt sur le revenu et/ou des cotisations sociales à la charge des salariés », « l’augmentation des transferts publics bénéficiant à certains ménages », mais aussi « l’instauration d’un taux d’intérêt négatif sur les dépôts à vue au-delà d’un certain plafond » pour inciter les ménages à consommer rapidement l’épargne accumulée, ou encore une « baisse des prix ». 

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