samedi 15 août 2020
A VOIR

|

Chine : cinq ans de prison pour un défenseur de la langue tibétaine

Publié le

Publié le 21/05/2018 à 8:43 - Mise à jour le 21/05/2018 à 8:43
Lecture 2 minutes

Tashi Wangchuk est originaire du Qinghai (ouest), une province chinoise peuplée de nombreux Tibétains. Il avait fait l’objet fin 2015 d’un documentaire du quotidien américain New York Times.

Cette vidéo de neuf minutes relatait son voyage vers Pékin. Il tentait d’y sensibiliser les autorités et les médias à ce qu’il présente comme un déficit d’enseignement du tibétain dans les écoles de sa région.

Le militant se plaignait également dans le documentaire du « massacre systématique » de la culture tibétaine.

La Cour populaire intermédiaire de Yushu, préfecture autonome tibétaine d’où l’homme est originaire, l’a condamné à cinq ans de prison, a indiqué son avocat. Le tribunal n’a pas pu être joint par l’AFP. 

Tashi Wangchuk est détenu depuis janvier 2016. Il avait été interpellé peu de temps après la parution du reportage du New York Times. 

« Il prévoit de faire appel. Je pense qu’il n’a commis aucun crime et nous n’acceptons pas le verdict« , a déclaré son avocat, Liang Xiaojun. 

Tashi Wangchuk avait plaidé non coupable. Mais la quasi-totalité des procès en Chine, notamment ceux traitant de questions sensibles, s’achèvent sur un verdict de culpabilité.

Selon son avocat, le documentaire du New York Times était la principale preuve à charge utilisée par l’accusation. Tout au long de la vidéo, le militant souligne cependant qu’il souhaite plaider sa cause dans le cadre de la loi. 

Mais le Parti communiste au pouvoir se méfie de toute opinion pouvant menacer l’intégrité territoriale du pays. Et perçoit souvent les revendications culturelles de Tibétains comme un risque de séparatisme.

Le ministère français des Affaires étrangères a « regretté » mardi cette condamnation. « Tashi Wangchuk a joué un rôle essentiel dans la protection de la langue tibétaine dans le cadre des lois de la République populaire de Chine », a souligné Agnès von der Mühll, porte-parole du ministère, dans un communiqué.

« La France considère que le dialogue entre les autorités chinoises et les populations locales est essentiel pour parvenir à une solution durable aux tensions au Tibet, respectant pleinement l’identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine », a-t-elle ajouté.

La région dont est originaire Tashi Wangchuk est intégrée à la Chine depuis plusieurs siècles. Pékin assure y avoir apporté de meilleures conditions de vie.

Mais de nombreux Tibétains accusent le gouvernement de répression religieuse et culturelle et dénoncent l’arrivée de migrants venus d’autres régions de Chine.  

L’organisation britannique de défense des droits de l’homme Amnesty International a décrit le verdict de mardi comme « une injustice grossière ». « Considérer du militantisme pacifique en faveur de la langue tibétaine comme une incitation au séparatisme va au-delà de l’absurde », a déclaré Joshua Rosenzweig, directeur pour l’Asie de l’est.

AFP

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Affaires de terre : le casse-tête des ayants-droit

S’attendant à la venue de centaines de personnes, le tribunal avait dépêché des agents d’accueil et renforcé les effectifs de sécurité. On...

Covid-19 : plusieurs dizaines de nouveaux cas en Polynésie

Depuis l'annonce d'un cas confirmé au restaurant Piment rouge et la multiplication des tests, les médias attendaient une communication officielle. Aucun communiqué...

43 nouveaux cas de Covid-19 confirmés dimanche en Polynésie...

La première communication officielle depuis l'annonce de nouveaux cas ce week-end, vient de tomber. Nous évoquions plusieurs dizaines de cas ce lundi....

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV