mercredi 10 août 2022
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Changement climatique : le temps des îles du Pacifique est compté

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Les îles vulnérables du Pacifique ont demandé jeudi une action mondiale "urgente et immédiate" contre le changement climatique, tout en soulignant, face à l'influence croissante de la Chine dans la région, leur attachement à la démocratie et à l'ordre international "fondé sur des règles".

Publié le 14/07/2022 à 18:56 - Mise à jour le 15/07/2022 à 11:25
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Les îles vulnérables du Pacifique ont demandé jeudi une action mondiale "urgente et immédiate" contre le changement climatique, tout en soulignant, face à l'influence croissante de la Chine dans la région, leur attachement à la démocratie et à l'ordre international "fondé sur des règles".

Réunis en sommet dans la capitale des Fidji, Suva, les dirigeants des îles du Pacifique ont souligné que le temps était compté pour éviter les “pires scénarios” qui verraient leurs pays, dont beaucoup se situent juste au-dessus du niveau de la mer, engloutis ou rendus inhabitables par des tempêtes de plus en plus violentes.

“Nous sommes en première ligne face aux effets néfastes du changement climatique”, ont rappelé les dirigeants dans un document stratégique commun pour 2050, adopté après trois jours de discussions. 

Ils ont alors appelé à “une action urgente, robuste et transformatrice” à tous les niveaux, national, régional et mondial.

L’édition 2022 du Forum des îles du Pacifique était la plus importante depuis des années : l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante pour les îles de faible altitude, et le forum n’a pas pu se tenir durant la pandémie de Covid-19. Mais le sommet a été marqué par les rivalités géopolitiques dans la région, notamment entre les États-Unis et la Chine.

La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris a annoncé lors d’une allocution vidéo que les Washington allait ouvrir deux nouvelles ambassades à Tonga et Kiribati, nommer un envoyé régional et injecter 600 millions de dollars supplémentaires dans la région.

La Chine n’a pas caché ses ambitions dans la région, y déployant ses entreprises publiques et y exerçant une diplomatie du chéquier.

Si Pékin a signé cette année un accord de sécurité très décrié avec les îles Salomon, le Premier ministre de ce pays Manasseh Sogavare a rassuré ses partenaires insulaires en annonçant, en marge du sommet, qu’il n’accueillerait pas de base militaire étrangère.

L’établissement d’une telle base ferait des îles Salomon “un ennemi” du Pacifique et “ferait de notre pays et de notre peuple des cibles potentielles pour des frappes militaires”, a déclaré M. Sogavare à la télévision RNZ Pacific.

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