vendredi 12 août 2022
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Australie : le Premier ministre veut intégrer les “voix indigènes” dans la Constitution

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Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a présenté samedi un projet de référendum visant à modifier la Constitution pour créer un organe représentatif des populations indigènes au Parlement.

Publié le 30/07/2022 à 11:25 - Mise à jour le 30/07/2022 à 11:25
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Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a présenté samedi un projet de référendum visant à modifier la Constitution pour créer un organe représentatif des populations indigènes au Parlement.

S’exprimant lors d’un festival indigène en Terre d’Arnhem, où vit une population majoritairement aborigène, le leader de centre-gauche a proposé un projet de question référendaire au public australien : “Êtes-vous en faveur d’une modification de la Constitution pour établir une voix aux aborigènes et Indigènes du détroit de Torrès ?”

La Constitution australienne ne reconnaît pas officiellement les peuples indigènes du pays. La proposition de M. Albanese d’y inscrire “une voix”, c’est-à-dire un organe consultatif chargé de conseiller le gouvernement sur les décisions ayant un impact sur ces groupes marginalisés, nécessite un référendum national.

Albanese -élu en mai- avait promis qu’un vote référendaire serait organisé avant la fin de son mandat en 2025. Il s’est également engagé samedi en faveur de la “déclaration d’Uluru venant du cœur”, qui réclame une amélioration des droits et une reconnaissance constitutionnelle des populations indigènes du pays. Pour Anthony Albanese, la déclaration d’Uluru vise à “consulter les peuples aborigènes et insulaires du détroit de Torrès sur les décisions qui les concernent, rien de plus, rien de moins”. “C’est de la simple courtoisie. C’est de la décence commune”, a-t-il ajouté. “Elle reconnaît les siècles d’échec, (…) l’échec à poser la question humaine la plus élémentaire : comment me sentirais-je si cela m’arrivait ?”

L’Australie peine depuis longtemps à combler le fossé qui se creuse entre les membres de sa population indigène et le reste de la population en termes de santé et de bien-être.  Ces minorités sont par ailleurs en proie à des taux d’incarcération qui ne cessent d’augmenter, et ont une espérance de vie inférieure d’environ huit ans à la moyenne nationale.

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