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Les 2 roues dans le collimateur des forces de l’ordre

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Depuis le début de l'année, 34 victimes sont mortes sur les routes en Polynésie. Tandis que la prévention ne semble pas changer les comportements des usagers, les forces de l'ordre ont donc décidé de passer à la répression.

Publié le 26/12/2022 à 18:17 - Mise à jour le 28/12/2022 à 12:26
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Depuis le début de l'année, 34 victimes sont mortes sur les routes en Polynésie. Tandis que la prévention ne semble pas changer les comportements des usagers, les forces de l'ordre ont donc décidé de passer à la répression.

Les fêtes de fin d’année sont bien trop souvent synonymes d’accidents sur les routes. La semaine dernière, au moins 3 accidents ont été comptabilisés, dont un mortel. L’année n’est pas encore terminée et la Polynésie comptabilise déjà 34 personnes décédées d’un accident de la route. Selon les services de police, la prévention ne suffit plus, il faut sévir alors les contrôles se multiplient et les policiers seront plus intransigeants.

Ce lundi matin, seulement 10 minutes après être arrivés sur le point de contrôle de Tipaerui, une première infraction est repérée par les agents de la Direction territoriale de la Police Nationale. Une femme au guidon de son scooter, avec un enfant debout à l’avant, est arrêtée et ce n’est pas la première fois qu’elle se fait prendre. Si tous les deux portent bien un casque, l’enfant aurait dû être installé dans un siège homologué et adapté à sa morphologie et fixé à l’arrière de l’engin. Sur tous les deux roues, l’utilisation d’un siège muni d’un système de retenue est obligatoire pour les enfants âgés de moins de 5 ans.

Sachez que depuis juillet dernier, un texte de loi stipule que les pilotes de vélo électrique sont dans l’obligation de porter un casque et de posséder un BSR (Brevet de sécurité routière). Le contrevenant risque une amende de 2ème classe s’élevant à 4 150 Fcfp. Lorsque la vitesse dépasse les 25 km/h, l’amende atteint les 8 900 Fcfp.

Les règles de sécurité peinent à être respectées et le nombre de récidives augmente. Pour l’heure, les contrôles étaient concentrés sur les deux-roues, qui sont impliqués dans plus de la moitié des accidents. Le nombre de contrôle devrait s’intensifier en 2023 et l’ensemble des usagers de la route sont concernés.

Le Brigadier-chef Bruno Lamy, de la direction territoriale de la Police nationale a tenu à rappeler qu’il est important de suivre le code de la route et d’observer les règles de conduite : “Le non-respect des feux rouges, les excès de vitesse, la conduite sous l’effet de l’alcool et des stupéfiants sont des facteurs d’accidents.” Il recommande aux personnes qui souhaitent boire de l’alcool de rester chez eux et de ne pas prendre le volant pour éviter tout nouveau drame sur la route.

Rappelons que la conduite en état d’ébriété est passible d’une suspension administrative du permis de conduire. Le taux d’alcoolémie à ne pas dépasser est de 0,50 gramme par litre de sang (g/l), soit 0,25 milligramme par litre (mg/l) d’air expiré, ce qui équivaut à deux verres d’alcool. Quant au non-port de la ceinture de sécurité à bord d’un véhicule, il vous en coûtera 16 100 Fcfp.