vendredi 20 septembre 2019
A VOIR

|

Vidéo – Skateur, surfeur, rappeur, la leçon de vie d’un migrant né sans jambes

Publié le

Publié le 11/10/2018 à 14:37 - Mise à jour le 11/10/2018 à 14:37
Lecture 4 minutes

Le tronc posé sur son skate, il se propulse à l’aide de ses longs bras sur un chemin de terre à Barranquilla, en Colombie. Avec sa femme et leur bébé, Alfonso Mendoza, 25 ans, habite une cabane en bois et en tôle collée à un gallodrome, où ont lieu les combats de coqs. Le dimanche, la frêle maisonnette vibre à cause de la ferveur des parieurs.

> “Dieu ne m’a pas donné de jambes, mais il m’a donné du talent à la place”

Tatouages, bagues et lunettes à grosse monture dernier cri, Alca, contraction des deux premières lettres de son prénom et du mot “camino”, chemin en espagnol, respire la bonne humeur, malgré une agénésie (malformation congénitale) et des conditions de vie précaires. “Dieu ne m’a pas donné de jambes, mais il m’a donné du talent à la place”, confie à l’AFP celui qui a troqué le fauteuil roulant pour le skate.

> Des conférences de motivation

À l’arrêt de bus, il grimpe à la force des bras et s’installe à l’avant. Le buste sur une barre horizontale, il fait face aux passagers. De loin, on dirait qu’il est en lévitation. Micro collé à la bouche et petit haut-parleur en bandoulière, il se met à rapper : “Si je rentre au Venezuela/Et je dois revenir/Je ne le penserai pas deux fois/ Pour revenir dans cette ville”.  

Ses paroles sont un hommage à Barranquilla, port important de la côte caraïbe, où ce Vénézuélien est arrivé il y a neuf mois. Il a décidé de quitter son pays en crise quand il a appris qu’il allait être papa. Quelque 1,9 million de personnes sont partis du Venezuela depuis 2015, selon l’ONU.

“Je n’ai pas honte de chanter dans un bus, j’aurais beaucoup plus honte de rentrer chez moi et que mon épouse me dise que ma fille n’a pas de couches, ni de vêtements. Je pense que ma vie a changé en terme de responsabilités”, confie le jeune homme qui donne aussi des conférences de motivation.

La Colombie, qui partage 2 200 kilomètres de frontière avec le Venezuela, a accueilli ces dernières années plus d’un million de Vénézuéliens, dont 820 000 ont régularisé leur situation. 

“Je suis venu ici illégalement, par un raccourci (frontalier), avec ma femme. Ça a été difficile à cause de la guérilla (colombienne) et de la garde nationale vénézuélienne”, raconte-t-il, cheveux frisés plaqués en arrière.

Les bons jours, Alca peut gagner jusqu’à 30 000 pesos colombiens, environ 10 dollars, en chantant à bord des bus. Au Venezuela, où l’inflation galopante devrait atteindre 1 000 000% à la fin 2018, le salaire mensuel équivaut à 30 dollars. 

“Malgré son handicap, il est beaucoup plus complet que bien des pères. Il ne nous manque rien, il est toujours attentif et fait face”, confie Mileidy Peña, son épouse. 

Quand il ne roule pas sur sa planche ou dans les bus, le jeune homme glisse sur les rampes d’un skatepark. Descentes, virages et figures de type flip, qu’il réalise en faisant tourner le skate sur son axe avant de retomber les deux mains sur la planche, ne lui font pas peur.

Alca s’est aussi mis au surf il y a peu, profitant de la plage à proximité. Allongé sur sa planche, il rame avec ses bras, puis se redresse dès qu’une vague commence à le porter.

À présent, “je vois la vague comme une barrière qui se brise grâce à la planche”, explique Alca, dont les première années n’ont pas été faciles. Abandonné par ses parents à la naissance, il est élevé par sa grand-mère qui décède alors qu’il n’a que neuf ans. 

> “Les autres enfants me mettaient dans les poubelles”

À l’école, la vie en fauteuil roulant n’est pas rose non plus. “Les (autres) enfants me mettaient dans les poubelles ou m’enfermaient dans les toilettes”. À 13 ans, en dépression, il pense à mettre fin à ses jours. Jusqu’à ce que la musique “lui sauve la vie” et qu’un ami lui apprennent à circuler en planche à roulettes.
 

Rédaction web avec AFP

La petite fourmi de feu : un désastre écologique

Elle est l’une des 100 espèces les plus envahissantes au monde : la petite fourmi de feu ou fourmi électrique dévaste tout sur son passage. Originaire d’Amérique centrale et du sud, elle a été signalée pour la première fois en 2004 à Mahina. Elle est présente aujourd’hui à Tahiti, Moorea, Rurutu, Huahine ou encore à Bora Bora... Le dossier de la rédaction :

Le drame des violences conjugales en Polynésie française

La secrétaire d’État Marlène Schiappa a annoncé mettre en place un Grenelle spécifique aux territoires d’outre-mer le 25 novembre. Quel est le constat de cette violence en Polynésie et quelles sont les aides dont bénéficient les victimes ?

Ligue 1 Football : le point sur les grands changements avant la reprise

En football, après 2 longs mois d’arrêt, les footballeurs de ligue 1 reprennent petit à petit le chemin des terrains. L’occasion pour nous de faire le point sur les grands chantiers de l’intersaison avec en ligne de mire le mercato hivernal.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

Grands projets : “cela va voir le jour” assure...

L’ouverture de la session budgétaire de l’assemblée s’est tenue ce matin avec les discours des présidents de l’hémicycle de Tarahoi, Gaston Tong Sang, et celui de la Polynésie Française, Edouard Fritch. Ce dernier a dressé un bilan d’étape de son gouvernement et donné les orientations à venir. Un bilan jugé positif pour la majorité, mais très critiqué par l’opposition.

La petite fourmi de feu : un désastre écologique

Elle est l’une des 100 espèces les plus envahissantes au monde : la petite fourmi de feu ou fourmi électrique dévaste tout sur son passage. Originaire d’Amérique centrale et du sud, elle a été signalée pour la première fois en 2004 à Mahina. Elle est présente aujourd’hui à Tahiti, Moorea, Rurutu, Huahine ou encore à Bora Bora... Le dossier de la rédaction :

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV