mardi 15 octobre 2019
A VOIR

|

L’Université de la Polynésie met le tapa à l’honneur

Publié le

Dans le cadre des journées du patrimoine, l’université de Polynésie met le tapa à l’honneur. Au programme : la découverte d’une vingtaine d’ouvrages de référence, des démonstrations de battage de tapa par le centre culturel 'Arioi et le visionnage d’un documentaire inédit.

Publié le 13/09/2019 à 16:54 - Mise à jour le 13/09/2019 à 16:55
Lecture 3 minutes

Dans le cadre des journées du patrimoine, l’université de Polynésie met le tapa à l’honneur. Au programme : la découverte d’une vingtaine d’ouvrages de référence, des démonstrations de battage de tapa par le centre culturel 'Arioi et le visionnage d’un documentaire inédit.

Culture, art et tradition : le tapa constitue un élément important du patrimoine des sociétés océaniennes. Pour valoriser cet héritage, l’Université de Polynésie ouvre ses portes au public : “C’est très bien. C’est la première fois que j’ai accès au fonds polynésien, à la collection de la bibliothèque” nous dit Hiriata Brotherson, une visiteuse. “Je suis vraiment impressionné par tout ce que j’ai vu, sur la façon dont ils utilisent le tapa, comment est-ce qu’ils le décorent, le teintent…” ajoute Rony Ariipeu-Tirador, un autre visiteur.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Pour conserver la mémoire de cet art ancestral, de nombreux auteurs ont apporté leur contribution dont le défunt anthropologue Michel Charleux. Il avait réuni une soixantaine d’auteurs internationaux pour réaliser l’ouvrage “Tapa”, une véritable bible sur le tapa de plus de 500 pages.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

“C’est une acquisition qu’on a eue avec la bibliothèque Manoa de Hawaii. Cette acquisition est intéressante du fait qu’elle retrace les différents tapa dans l’histoire, mais aussi pour ceux qui utilisent le tapa, car on inscrit des motifs dessus. (…) C’est vraiment pour faire découvrir au grand public notre culture. Grâce à des chercheurs, des personnes qui sont intéressés, on a tout ce savoir qui nous est transmis” explique Marie-Laure Papaura, bibliothécaire à l’UPF.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Admirer des ouvrages certes, mais surtout pratiquer pour que la tradition perdure. C’est l’un des objectifs du centre culturel ‘Arioi pour la préservation de notre culture. “De battre du tapa, la pratique est assez facile, par contre elle prend du temps. Donc il faut vraiment être patient. C’est très important pour nous de transmettre ce savoir, surtout la pratique, le geste pour faire du tapa, et les valeurs qu’il faut avoir lorsqu’on confectinne du tapa. On n’a pas forcément les outils ancestraux. On a donc adapté nos outils” précise Here’iti Vairaaroa, prestataire pour ‘Arioi Experience.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

La visite se poursuit par la découverte d’une vingtaine d’ouvrages des tapas de tout le Pacifique. Un patrimoine également accessible à l’Université grâce au numérique. Le visionnage d’un film inédit sur le territoire est également proposé : “Paroles de tapa” d’Hélène Guiot. Vous avez encore jusqu’à samedi 14 septembre pour en profiter. Plus d’infos ICI.

La filière crevette veut faire décoller sa production

Dans le cadre de la fête de la science, l'Ifremer organise sa journée porte ouverte samedi à Vairao de 8h30 à 15 heures. Maintenant que l'institut a cédé ses droits sur la souche de la crevette bleue au pays, la filière en plein développement, ambitionne de doubler, voire de tripler sa production, face à une demande en hausse.

Quelles actions pour prévenir l’illettrisme en Polynésie ?

Facteur de décrochage scolaire, l’illettrisme fait l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics. Boîte à livre, ateliers lectures, ou remise à niveau : quelles actions sont déployées pour prévenir ce handicap ?

La petite fourmi de feu : un désastre écologique

Elle est l’une des 100 espèces les plus envahissantes au monde : la petite fourmi de feu ou fourmi électrique dévaste tout sur son passage. Originaire d’Amérique centrale et du sud, elle a été signalée pour la première fois en 2004 à Mahina. Elle est présente aujourd’hui à Tahiti, Moorea, Rurutu, Huahine ou encore à Bora Bora... Le dossier de la rédaction :

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub