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Bénédicte, une Polynésienne passionnée par le bambou, à Bali

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À Bali, le bambou est très prisé, et pas seulement dans la décoration, mais aussi dans le gros œuvre. Ces techniques ont séduit une jeune Polynésienne. Bénédicte De Vals a fait des études à Bali ces trois dernières années. Son objectif : revenir au fenua pour promouvoir ce matériau durable.

Publié le 12/01/2020 à 13:27 - Mise à jour le 14/01/2020 à 10:02
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À Bali, le bambou est très prisé, et pas seulement dans la décoration, mais aussi dans le gros œuvre. Ces techniques ont séduit une jeune Polynésienne. Bénédicte De Vals a fait des études à Bali ces trois dernières années. Son objectif : revenir au fenua pour promouvoir ce matériau durable.

Dans les montagnes de Bali, une école construite entièrement en bambou fait la promotion de cette plante aux qualités diverses. De sa propagation à la construction de structures telles que ce pont (ci-dessous), en passant par les techniques de coupes et d’assemblage, tout tourne autour du bambou.

Bénédicte De Vals est tombée amoureuse de cette plante il y a trois ans. « Tu peux faire énormément de choses avec le bambou. Il y a plusieurs dérivés. Ici, ils travaillent énormément sur les structures. Ils construisent des bâtiments comme la Green School ou le Green Village où ils ont construit des villas. À l’école Bamboo U, c’est plutôt artistique » explique-t-elle. « Durant les cours, tu apprends à comment récolter le bambou, à reconnaître les pôles matures, comment planter, le traiter aussi… » poursuit la jeune femme.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Massivement utilisée en Asie, cette plante pousse dans de nombreuses régions du monde. Elle irrigue les sols et a une croissance très rapide. « Le bambou possède des qualités que les arbres n’ont pas. Lorsque tu coupes un arbre, il faut le remplacer par un autre et cela met du temps, le bambou lui, se régénère rapidement grâce à de nouvelles pousses. C’est une ressource inépuisable » explique Leticia Garcia, coordinatrice des programmes à Bamboo U.

Chaque année, l’école accueille des dizaines d’étudiants venus du monde entier. « Notre objectif, c’est d’influencer les futurs designers, ingénieurs et architectes, mais aussi tous ceux qui s’intéressent au bambou, pour qu’ils utilisent ce matériau durable » nous dit encore Leticia.

Plusieurs grands hôtels ont choisi le bambou pour son charme, mais également pour réduire leur empreinte écologique.

Et la matière première, ce n’est pas ce qui manque à Bali où le climat est pratiquement le même qu’à Tahiti. « À Tahiti, on a le bambou Dendrocalamus giganteus qui a été importé par Smith pour le jardin botanique. Il est de la même famille que le Drendrocalamus asper qu’ils utilisent à Bali. Donc oui, on a la matière première disponible à Tahiti » poursuit Bénédicte.

Si Bénédicte ne compte pas encore construire des maisons entièrement en bambou à Tahiti, elle espère promouvoir son utilisation comme alternative dans la décoration et l’habillage mural.

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Taxer le sucre est-il efficace ?

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Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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