fbpx
dimanche 23 février 2020
A VOIR

|

Un soutien professionnel pour les SDF en détresse psychologique

Publié le

Selon une enquête de l'association Te Torea, 300 à 350 sans domicile fixe (SDF) errent dans les rues de Papeete, dont une majorité d'hommes. Soumis aux dangers de la rue, une trentaine d'entre-eux souffrent de mal-être ou de troubles psychiatriques. Pour le père Christophe, ces personnes devraient faire l'objet d'un soin particulier.

Publié le 02/10/2019 à 16:42 - Mise à jour le 03/10/2019 à 11:47
Lecture 2 minutes

Selon une enquête de l'association Te Torea, 300 à 350 sans domicile fixe (SDF) errent dans les rues de Papeete, dont une majorité d'hommes. Soumis aux dangers de la rue, une trentaine d'entre-eux souffrent de mal-être ou de troubles psychiatriques. Pour le père Christophe, ces personnes devraient faire l'objet d'un soin particulier.

De sexe masculin, il est généralement né à Papeete, se situe dans la quarantaine ou plus, et est souvent passé par la case prison. C’est le profil type du SDF selon l’enquête de l’association Te Torea sur la question de l’errance en Polynésie. Insomnie, solitude, déprime, psychose ou addiction : sur les 300 à 350 sans abris recensés dans l’agglomération, une trentaine souffrent de troubles psychiatriques au sens large.

Soumis au danger de la rue, ce sont des personnes particulièrement vulnérables souligne père Christophe. Pour le vicaire de la cathédrale de Papeete, un suivi psychologique est nécessaire. Tous les mardi matin depuis décembre, le presbytère propose ainsi des consultations dispensées bénévolement par un médecin psychiatre du Taaone, Michel Steinmetz. Si certaines semaines les sans-abris ne se bousculent pas au cabinet, les deux hommes viennent à leur rencontre dans les rues de Papeete.

« On ne leur impose rien. On fait un petit tour dans la rue, ils sont souvent autour du marché, on leur dit bonjour et on leur rappelle qu’il faut continuer les soins, sinon ils retournent à l’étape d’avant : un peu plus énervé avec les problèmes de bagarre que cela comporte » confie Michel Steinmetz.  

Une violence que certains ont du mal à canaliser. D’où l’intérêt de ces consultations au presbytère. Un échange qui permet également de cerner les besoins de ces personnes vulnérables.

« Cela nous permet de situer si c’est effectivement un problème psychologique, ou un simple mal-être. Le psychiatre c’est un professionnel, mais c’est aussi une personne qui est là pour écouter, ça nous permet de mieux répondre aux attentes à la fois des personnes qui sont dans la rue, mais aussi de ceux qui les croisent » commente Père Christophe.

Ophtalmologues, dentistes, ou médecins généralistes : comme Michel Steinmetz, une dizaine de professionnels de santé offrent leurs services à des SDF souvent malmenés par la rue. Selon une enquête de l’association Te Torea, 65% d’entre eux se réfugient dans les addictions, dont l’alcool et le cannabis.

« Les addictions sont un moyen aussi de créer du lien social, d’avoir un sentiment d’appartenance, parce qu’on se sent moins vulnérables en groupe que seul » souligne Heiana Lau, agent d’enquête à l’association Te Torea. L’ensemble des SDF dépendants à l’alcool et aux cannabis ont cependant exprimé « un ras-le-bol de consommer, et une forte envie de vouloir s’en sortir » note l’enquêtrice.  

C’est au premier étage d’un bâtiment dans un coin tranquille de Taaone, que le nouveau centre de jour de l’association accueillera prochainement les SDF. Un espace sera doté de sanitaires, d’une cuisine ou d’une machine à laver pour contribuer à leur bien-être.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

L’audiovisuel, un secteur qui séduit les jeunes

Ils sont graphistes, cadreurs, réalisateurs ou beatmakers. Avec la généralisation des smartphones et du numérique, les métiers de l’audiovisuel attirent de plus en plus de jeunes. Faute d’école spécialisée au fenua, ils sont nombreux à se former sur le tas. Comment font-ils pour s’en sortir et se faire une place sur un marché restreint ? Eléments de réponse.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

X