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Vidéo - Hôtel particulier à Paris : Gaston Flosse et son fils Réginald, présentés à un juge d'instruction

Le 04/12/2018 à 18:11

JUSTICE - Après près de dix heures de garde à vue à la direction de la Sécurité publique à Papeete, Flosse père et fils ont été présentés ce mardi soir à un juge d'instruction qui pourrait les mettre en examen.

Gaston Flosse et son fils ont passé une grande partie de cette journée de mardi en garde à vue, comme l'ont révélé nos confrères de la Dépêche et de Tahiti Infos. Ils ont été entendus dans le cadre de l'enquête sur la comptabilité de la société civile immobilière de l’ancien hôtel particulier de Gaston Flosse, situé rue de Ranelagh, à Paris.

La justice soupçonne Gaston Flosse d’avoir fait maquiller la comptabilité de la SCI dans le but d’essayer de récupérer l’argent saisi par la justice lors de la vente de ce bien immobilier. 

Alors que c’est l’un de ses collaborateurs qui assiste Gaston Flosse dans les locaux de la DSP ce mardi, Me François Quinquis a réagi face à notre caméra à ce nouvel épisode judiciaire pour son client. L’avocat minimise l’affaire et revient sur les soupçons de maquillage des comptes de la SCI : "il s'agit là d'un non événement. Ça fait des années que monsieur Flosse n'est plus gérant de la société et l'établissement de la comptabilité lui a totalement échappé. (...) Être placé en garde à vue ne signifie pas pour autant être coupable ni même qu'il y a des indices graves et concordants. Ça, c'est la mise en examen. (...) Vous aurez beau attendre, rien n'arrivera. (...) Il faut arrêter d'extrapoler. Cette comptabilité a été faite par un expert comptable honorablement connu à Papeete."

Vidéo - Hôtel particulier à Paris : Gaston Flosse et son fils Réginald, présentés à un juge d'instruction
En vidéo, l'interview de Me Quinquis

L'hôtel acheté en 1994 par la SCI Rikitea appartenant à Gaston Flosse, son fils Réginald et son ex-compagne Tonita a été vendu  en 2010. Le Trésor public avait saisi l’argent de la vente dans l’attente du jugement de la cour des comptes sur le volet financier des emplois fictifs. 

En 2015, la cour d’appel de Paris a rejeté une demande de Gaston Flosse qui réclamait la levée de la saisie des bénéfices de la vente, au motif que la SCI ne lui appartiendrait pas réellement. 

En 2016, la direction des créances spéciales du Trésor (DCST) a saisi le parquet de Papeete en soupçonnant un maquillage de la comptabilité de la SCI.

Dans un communiqué ce mardi, le procureur de la République Hervé Leroy explique qu'une "expertise comptable établie sur réquisition judiciaire faisait apparaître que la comptabilité de la SCI Rikitea n'était pas sincère et fidèle. Un associé de la SCI contesté avoir approuvé à un quelconque moment au cours d'une assemblée générale les comptes de la SCI. L'expert-comptable de la SCi était entendu et niait les faits malgré les allégations de cet associé. Une information a été ouverte le 5 juillet 2018 des chefs de tentative  d'escroquerie aux jugements, faux et usage."

Le procureur explique que les déclarations de Gaston Flosse et son fils Réginald en garde à vue "ne sont pas concordantes avec les éléments de la procédure." Les deux hommes sont actuellement présentés au juge d'instruction Frédéric Vue à la suite de leur garde à vue. Celui-ci décidera d'une éventuelle mise en examen des chefs de tentative d'escroquerie au jugement, faux et usage.


 
Rédaction web 


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